par Joéline Andriana | Déc 11, 2019 | Psychologie
Je m’appelle Angèle et j’ai vingt-huit ans, je suis célibataire depuis maintenant plus de quatre ans. Je souhaite devenir productrice de cinéma. Je travaille toute la journée en tant qu’expert-comptable dans une petite ville du Sud-Ouest de la France. Je cherche à me former à distance ou tout simplement auprès d’un spécialiste en la matière. J’obtiens des contacts, je les appelle et me rends compte qu’ils me découragent en me disant :
— Vous avez de l’argent ?
— Non.
— Vous vivez à Paris ?
— Non.
— Sans argent et sans habiter à Paris, ce n’est pas possible. Rien ne se fait en dehors de Paris.
Cette discussion m’a amenée à revoir mon rêve. Comment avoir de l’argent et ensuite vivre à Paris pour accéder à cette projection de réussite ? Je suis restée coite, interdite, muette, j’ai commencé à lui parler sèchement, j’ai fini par raccrocher et me mettre en colère. Je me suis mise à le défier, cet homme que je n’avais jamais vu : « Ah oui, tu le prends comme ça ? Tu vas voir ce que tu vas voir ! Certes, je n’ai pas d’argent, mais c’est surtout grâce à ce rêve que j’en aurai par milliers, par milliards, et j’espère que tu seras toujours vivant pour assister à ça et m’appeler à ton tour pour demander une collaboration ! » En faisant mon sport du matin, en pleine nature, je me suis trouvée presque ridicule de me dire tout ça. Défier un homme que je n’avais jamais vu ! C’est moi que je défiais, c’est à moi-même que je transmettais ce message ! Alors oui, je vais tout mettre en œuvre pour accéder à cette nouvelle carrière d’images et de mouvements des émotions, avec le respect de la personne que je suis.
Et puis vient la question de l’amour ! J’ai vachement envie de tomber amoureuse. Je rencontre des hommes et je me confronte à des refus, c’est assez inédit pour moi. Je suis assez jolie, intelligente, souriante, pleine d’ambition, mais je vais vers des hommes qui ne semblent pas en mesure de m’accepter telle que je suis. Je ne comprends pas, je cherche à identifier ces difficultés et surtout à ne pas tout prendre pour moi. Ils ont le droit de refuser, mais qu’est-ce qu’ils refusent ? Mon exigence, mon rythme trop rapide, mon authenticité, ma dissemblance ? Ces hommes-là m’attirent parce que justement ils sont complètement différents de moi, et tout particulièrement parce qu’ils sont très beaux, à mes yeux. Est-ce que c’est moi qui prends le mauvais chemin ?
Un matin, je me lève et ouvre mon téléphone. Je vois que s’affiche un numéro qui a tenté de m’appeler en pleine nuit, à quatre heures seize du matin. Je ne connais pas ce numéro, il n’est pas dans mon répertoire téléphonique. Je décide de lui écrire un SMS lui demandant son nom et son prénom. C’est Aksel, un garçon avec qui j’avais passé un super et court moment. Il m’annonce qu’il est désolé parce qu’il a fait une mauvaise manipulation. Comment devrais-je réagir ? Je me mets en colère. Je lui propose de supprimer mon numéro de son portable parce que ça lui éviterait de refaire ce genre d’erreur.
Et là, j’avoue que je ne sais plus ! Je suis perdue, j’ai la fâcheuse impression que le sort s’acharne, ou que finalement, il m’envoie un message pour émettre l’idée que c’est bon signe, que je dois emprunter d’autres chemins pour m’épanouir. Lâcher cette colère et me rassurer sur le fait que je suis capable non seulement d’être heureuse mais aussi de réussir dans tous les domaines de ma vie.
Vous en pensez quoi ? Avez-vous déjà vécu ce genre d’histoire ?
par Joéline Andriana | Déc 9, 2019 | Psychologie
Je m’appelle Vincent, et j’ai trente-deux ans. Je suis tombé sur une femme de quarante-trois ans, très jolie et très distinguée. Je lui ai donné mon numéro de téléphone sans réelle conviction, sans rien attendre de cette nouvelle rencontre. Fatigué, je suis fatigué par le travail récent dans lequel je me suis engagé pour échapper à mon passé douloureux, à cette place de consolateur, de soutien auprès de ma famille. J’en avais assez, je devais enfin penser à moi et ma propre souffrance, à la possibilité de la vivre et de la surmonter. Ma petite sœur est morte. Je ne l’ai pas supporté. Proche d’elle, développant des affinités et une complicité très fortes, je me suis rendu compte à quel point elle était primordiale dans ma construction. Je l’aime, je l’ai aimée si intensément que je me suis perdu dans mon chagrin, ma tristesse, à tout remettre en cause, ma profession, mes amis, mes parents, ma relation à tous ces domaines de ma vie. Je suis parti loin, et pourtant c’est toujours en moi. Je me tue au travail, je me plonge dans les regards flatteurs de ces femmes que je ne connais même pas. Je me sens exister, et ça me suffit, aujourd’hui.
Éléna est brillante, je l’ai revue avec enthousiasme. Elle semblait avoir la tête sur les épaules, elle n’avait prévu qu’une simple amitié entre nous. Je l’ai convaincue que nous deux, c’était possible, même quelques secondes, même quelques minutes et surtout quelques heures. Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’elle soit séduite par moi de façon aussi pleine et entière. Je me suis senti dérouté, déstabilisé. Je ne veux pas qu’on attende quoi que ce soit de moi, je ne veux pas m’attacher ni me sentir enchaîné. Je l’ai vue et sentie bousculée, mais je n’y ai rien fait. J’ai juste ajouté avec calme : « il ne faut pas tout donner, car en donnant tout, on n’a plus rien pour soi » quand elle me disait qu’elle était tentée d’entrer dans cette logique. J’ai compris que j’avais été un petit con en le disant de manière désinvolte, en plus. J’ai surenchéri « Je suis un petit con ! » et elle l’a répété. Le choc s’est imprimé en elle, et le silence s’est installé entre nous. Sa déception de m’entendre et de me voir si détaché d’elle, de ses émotions m’a poussé à m’approcher d’elle, tentant maladroitement de la consoler. La déception s’est transformée en colère, j’étais en train de perdre les étoiles de ses yeux qui brillaient dans les miens. Son regard s’est égaré, et le mien recherchait le sien désespérément. Un rapprochement physique allait pouvoir casser ce malentendu. Je l’ai embrassée, l’ai prise dans mes bras, je l’ai déshabillée, je l’ai laissé me déshabiller, je l’ai soulevée jusqu’à mon lit, et nous avons fait l’amour. Oui, l’amour, je voulais lui transmettre tout mon désir. Je ne peux pas, au fond, lui transmettre autre chose, même si je lui ai dit que moi, je n’avais pas peur.
Je l’ai laissé espérer et je l’ai abandonnée. Elle me manque aujourd’hui, mais je reste persuadé qu’il est mieux pour nous de ne plus nous revoir parce que je ne peux pas lui apporter ce qu’elle souhaite, cet amour profond et sincère. Je ne veux plus de dépendance affective, je ne veux plus faire ma vie en fonction des attentes des autres. Je veux me sentir libre de fréquenter qui je veux quand je veux jusqu’à ce que je ressente l’urgence et le désir profond de vivre à deux.
Est-ce que je suis trop égoïste ? Suis-je vraiment un petit con ?
par Joéline Andriana | Nov 12, 2019 | Ma réalité
Malgré mon épuisement lié à mon travail au cabinet, je me renforce en lisant et relisant des auteures et un auteur. Ils me donnent le courage de continuer mon ascension dans le monde littéraire afin de toucher mes étoiles, et le soleil de tous. Ceux-là seront décrits dans les prochains posts.
Oui, je l’avoue, tout ce qui se trame dans mon cabinet m’inonde de désespoir quelquefois quand je réalise que les êtres humains peuvent se déchirer. Heureusement que les réussites sont plus nombreuses, auprès des personnes prêtes à se construire ou se reconstruire après une dure et fulgurante épreuve. Je suis ravie de les accompagner dans cette motivation.
Actuellement, je prépare une conférence sur les infinies possibilités. Je me fais accompagner parce que seule, c’est trop difficile. En formation prochaine à Paris, j’espère pouvoir être au top pour vous présenter ma mine de diamants bruts. Mes ressources, mes réussites, je les espère sources d’inspiration démontrant que quels que soient les obstacles et les souffrances subis, il est nécessaire de se relever, de souffler et de reprendre de l’énergie afin de se sentir accompli et heureux.
Je vous souhaite le meilleur, et surtout de pouvoir penser paix et sérénité face à votre environnement, aux autres. Pas facile, mais faisable, avec un travail quotidien de reprogrammation interne. C’est comme faire du sport pour muscler et entretenir votre corps, l’idée est d’entraîner votre cerveau à penser positif et évolutif.
Je m’y attelle au quotidien afin de rendre ma vie plus chouette et plus éclairante.
En attendant de vous recevoir lors de l’une de mes représentations publiques contant la manière dont il est possible de se respecter, se valoriser à travers l’alimentation de l’estime de soi, de la confiance en soi à des fins de communication plus juste dans l’expression de ses émotions, je vous convie à consulter mon dernier roman, Ekena, l’enfant de l’amour, via le lien suivant : https://www.lulu.com/en/en/shop/joéline-andriana/ekéna-lenfant-de-lamour/paperback/product-4z2nkz.html?page=1&pageSize=4
Ce roman raconte les différences et la manière dont les personnages se jouent des regards malins et continuent de rester fidèles à eux-mêmes.
Avec toute ma joie !
par Joéline Andriana | Nov 12, 2019 | Psychologie
Je m’appelle Carry et j’ai vingt ans. J’ai beaucoup de mal à cerner les garçons de mon âge. Je suis tombée amoureuse de John. Nous avons eu des relations sexuelles dès notre première rencontre, nous avons ri, nous nous sommes plu. Le lendemain, il m’a dit : « on se verra quand on en aura envie », les yeux baissés en mangeant son petit déjeuner, concocté spécialement pour lui. Je venais de tout lui donner, mon âme, mon histoire, mon cœur, mon corps, mon lit, mon temps, mon énergie, et voilà ce que j’entends de lui : « on se verra quand on en aura envie ». Je n’ai pas compris. Impulsive, je lui ai rétorqué : « Et si j’en ai envie et pas toi ? » Il m’a répondu comme on joue au tennis de table afin de marquer un point par un smash : « le contraire est possible aussi, tu peux ne pas avoir envie de me voir ». Promptement, je lui ai avoué : « Moi, j’ai toujours envie de te voir ! » Il s’est levé et s’est approché de moi, tentant de contenir mes émotions, et toujours avec ses yeux baissés : « Ce ne sera peut-être pas le cas dans un mois. » Je lui ai redit : « Mais aujourd’hui, là, maintenant, j’ai toujours envie de te voir, on n’est pas dans un mois. »
Tellement de lignes blanches entre ces mots, tellement de non-dits et d’émotions provoquées par la peur nous ont séparés ! Je me suis sentie seule dans cette relation. J’ai perçu que ce que je ressentais aussi fortement pour lui n’était pas réciproque. Paniquée, j’étais paniquée. Comment pouvait-il rester aussi tranquille et serein ? Il n’avait donc pas apprécié ces moments d’amour, d’échanges de regards, des sens ? Avais-je dit ou fait quelque chose de mal ? Je m’étais livrée sans calcul, je pensais que lui aussi. Il venait de vivre un drame familial, il a souhaité prendre son temps, et je n’ai pas su l’entendre, le comprendre, trop submergée par ma surprise de l’aimer aussi vite, aussi évidemment.
Pendant l’acte d’amour, je me suis réprimée. Je lui aurais dit « Je t’aime », juste parce que j’étais bien avec lui, parce que nu, j’ai su qu’il me correspondait en tout. J’ai fini par pleurer de désespoir de le sentir si loin de moi. Il a été déstabilisé. Il m’a questionnée : « Qu’y a-t-il ? Tu as peur de souffrir ? » Je lui ai répondu : « Je souffre déjà de ton absence de réciprocité. »
Plusieurs fois, il est revenu vers moi, me disant : « Sois juste. » J’ai dû lui annoncer : « Tout était fluide jusque-là. Nous pouvons ne pas être en phase, mais au début d’une relation, ça me semble problématique. Il vaut qu’on arrête là. » Il a essayé de me prendre dans ses bras. Je lui en voulais déjà de ne pas ressentir les mêmes émotions que moi. Je l’ai repoussé et l’ai mis à la porte de chez moi tellement j’étais bousculée. Tout ce qu’il a trouvé à me dire, c’est : « Tu veux que je jette la poubelle ? »
John est parti, je suis restée en colère, j’ai voulu m’excuser et rester en contact avec lui. Il a refusé d’alimenter mes manquements, mon désespoir, tout particulièrement lorsque je lui ai réclamé sa présence. Aujourd’hui, il ne fait plus partie de ma vie physique, pourtant il est bel et bien présent dans mon cœur et dans ma tête. La frustration mêlée à la culpabilité me rongent. Impossible de le contacter à nouveau, notre histoire s’est réduite à une simple aventure. Difficile et compliqué de passer d’un état de bonheur dans l’union avec l’autre à un état de déception, de colère et puis plus rien. La coupure est brutale. Je me demande s’il pense encore à moi, si j’ai tout de même un peu compté pour lui. J’aimerais tant le revoir !
Qu’en pensez-vous ? Que feriez-vous ?
par Joéline Andriana | Nov 12, 2019 | Psychologie
Je m’appelle Candice et j’ai quarante ans. Je suis tombée sous le charme d’un homme de trente ans. Ma copine s’est amusée à lui demander son âge, s’il avait une copine, son numéro. Il a répondu à toutes les questions sauf à une : ce que cette chaîne faisait autour de son cou. Esteban est serveur dans un restaurant de Bordeaux, célibataire, il est blond aux yeux bleus et c’est le type d’homme qui me correspond. Il est svelte, un peu marqué par la fatigue de sa profession. Il le dit, il a travaillé six jours d’affilée, midi et soir. Il a hâte de prendre ses deux jours de congé. J’ai l’impression de lui plaire. Je lui demande à mon tour son prénom. Nous nous présentons tous les trois. Avec Nina, nous nous amusons à le provoquer, à lui sourire, je trouve même qu’elle va un peu trop loin.
Je ne suis pas du tout en condition pour rencontrer un homme. Je suis fatiguée moi-même de ces journées de travail harassantes, je ne crois plus du tout en l’amour, au fait de vivre une vie amoureuse à nouveau. Mais Nina insiste. Après avoir pris son numéro de téléphone, sans gêne et à grand bruit, elle me propose de l’appeler. Je lui dis clairement que je ne veux pas entamer une quelconque relation, que je sais comment ça finit et que je ne souhaite absolument pas souffrir. Ce manège amoureux, je le connais pour l’avoir vécu tant de fois. Je dis amoureux parce que je me connais très bien. Je sais que je m’attache très vite, que je peux tomber rapidement amoureuse d’un homme qui me plaît franchement.
Dès que nous sommes rentrées à la maison, Nina a voulu que je copie le numéro de téléphone d’Esteban sur mon smartphone avant d’aller dormir tout en me poussant à communiquer avec lui. Je le prends par dépit. Au lit, je suis curieuse. Sur WhatsApp, je découvre sa photo. Il est encore plus beau que dans mon souvenir. Je ne peux m’empêcher de le contacter malgré l’heure tardive.
Il me répond à la seconde. Nous nous vouvoyons, nous discutons jusqu’à trois heures du matin. Il me plaît de plus en plus. Un rendez-vous physique est pris. Je suis heureuse de l’annoncer à Nina. Les fautes d’orthographe fusent. C’est ce que je redoutais à la base. Ça peut montrer un manque d’instruction et représenter une gêne pour moi qui loue la langue française. Nina m’encourage à poursuivre. Je poursuis.
Le surlendemain, nous nous revoyons. Je me sens comme une petite fille. J’ai perdu l’habitude de séduire, d’entrer dans la danse des amourettes. Deux bises suffisent à nous lier et à nous permettre de nous tutoyer. Il veut manger. Je lui trouve un restaurant sympa. Ça y est, nous sommes face à face à une table assez large. Nous nous regardons attentivement, comme pour rechercher un défaut que nous n’aurions pas perçu la première fois. Je suis rassurée, il est vraiment beau et la manière dont il parle de lui me ravit. Très vite, nous révélons nos désirs pour l’avenir. Il veut des enfants, au moins un. Je me décompose, mon enthousiasme retombe parce que je suis persuadée de ne pas être cette femme avec qui il fera cet enfant. Une vague d’émotion anéantit toutes mes projections avec lui. Ça me remet à ma place.
Et même s’il me dit qu’il n’est pas trop tard pour avoir un enfant, je le refuse en bloc. Il est trop tard pour moi pour l’envisager. Un homme avant lui a choisi une autre femme que moi pour construire sa famille. Je suis à nouveau confrontée à cette situation. Cependant, je ne veux pas arrêter de le connaître. Peut-être fut-ce mon erreur, peut-être n’aurais-je jamais dû le contacter. C’était trop beau pour être vrai.
Dès cette première rencontre, nous savons tous les deux que nous n’avons pas les mêmes attentes.
Vous auriez continué, vous ?