par Joéline Andriana | Juil 22, 2019 | Psychologie
Je m’appelle Dolorès, et j’ai trente-six ans. Je suis confrontée à nouveau à ma mère. Cette fois, elle engage de grands moyens pour me nuire, pour me toucher et me détruire. Elle fait appel à l’article 317-4 du Code civil qui dit que « l’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants ». Je lui ai pourtant proposé de rencontrer mon fils dans un endroit neutre une fois par mois durant une à deux heures. Elle a refusé. Elle le veut chez elle un à deux week-ends par mois.
Nous ne nous entendons pas depuis des années. Je l’ai toujours vue préférer ma sœur à moi. Je l’ai même trouvée maltraitante envers moi. Elle me rabaissait constamment, me violentant physiquement. Alors qu’elle travaille auprès de personnes âgées, je ne comprends pas qu’elle ait pu se conduire de la sorte avec moi. Ai-je été si désirée que cela ? J’ai consulté, j’ai parlé de tous mes malheurs avec ma mère. Il m’a été conseillé de rétablir le dialogue en lui écrivant une lettre. Elle a tout nié, nié toutes mes souffrances psychologiques et mes douleurs physiques à son contact. Elle m’a ri au nez. Je n’ai eu qu’une unique direction à prendre. Celle de faire ma vie avec mon conjoint, celle de construire ma propre famille et d’éviter de reproduire ses atrocités. J’ai bien évidemment coupé les ponts. Ce qui ne lui a fait ni chaud ni froid. Elle n’a pris aucunes nouvelles. Dès lors qu’elle a appris mon accouchement par le voisinage, elle a téléphoné. Je n’ai pas pu refuser cet élan. C’était la première fois qu’elle venait vers moi de façon positive. J’ai perçu rapidement que c’était son petit-fils qui l’avait attirée vers moi. Elle continuait à se désintéresser de moi, de mes sentiments, de mes émotions infiniment présentes et négatives vis-à-vis d’elle.
Mon conjoint a été ravi. C’est tellement plus engageant et plus beau une famille unie ! Une famille sans tentative de compréhension et de réconciliation ne peut être unie. Je le pensais si profondément que les heurts sont revenus de plus belle. Il a suffi d’un désaccord similaire à ceux rencontrés avant la naissance de Roméo. Elle a réveillé de vieilles querelles. Elle est restée sur ses positions. Je n’ai pu résister à l’envie de m’éloigner, de fuir cette relation toxique. Roméo a trois ans et il s’est entiché de sa grand-mère : « mamie par-ci, mamie par-là ». Elle lui offre tout ce qu’elle m’a refusé, elle se comporte avec lui comme avec le fils qu’elle n’a jamais eu. Je la déteste de ne pas se montrer aussi enthousiaste avec moi. Elle continue malgré tout à utiliser les mêmes saloperies de mots provoquant des maux indélébiles. J’ai beaucoup réfléchi avant de prendre la décision de la sortir de mon périmètre de fréquentation. Mon conjoint a essayé de recoller les morceaux. Ma mère a fini par ne s’adresser qu’à lui, par nous insulter à chaque appel téléphonique, nous menaçant de porter l’affaire en justice. Elle a beaucoup d’argent, elle a les moyens de ce qu’elle dit et en même temps, je n’osais imaginer qu’elle puisse acter cette menace.
Le jour où j’ai reçu une lettre de son avocat pour une demande de droit de visite auprès de Roméo, je me suis écroulée de peur et de colère. Je me suis promis de lui résister coûte que coûte, de ne plus céder à ses desiderata, elle avait dépassé les bornes de mon amour pour elle, de la patience infinie d’une fille en recherche de reconnaissance face à une mère ingrate. Deux ans que la procédure dure. Mon corps s’est brisé comme mon cœur. Cassée en deux, mon dos a encaissé tous les coups de l’attente, des attaques, des remontrances. Je maudis cet article qui devrait jouer de jurisprudence. Il ne fait que réitérer des monstruosités vécues dans mon enfance, il me pulvérise, et démolit ma relation à mon conjoint et mon fils. Comment envisager une reconstruction personnelle quand la justice s’en mêle ?
Et vous, où en êtes-vous avec vos parents ?
par Joéline Andriana | Juil 15, 2019 | Psychologie
Je m’appelle Livia, et j’ai quarante-cinq ans. Je suis l’héroïne du premier livre d’Andy Marks-Amstrong. Camille m’obsède encore et toujours. Il nous est arrivé de nous rencontrer afin de mettre au clair nos positions réciproques. Nous pensions l’un à l’autre jamais de la même manière, parce que Camille était toujours affairé à penser et démêler ses souffrances conjugales. Il a oublié notre toute première rencontre. Moi, c’est resté encré comme un tatouage trop profond dans mes neurones, dans mon inconscient.
Cette nuit et la nuit dernière, j’ai rêvé à nouveau de lui comme d’un gâchis, comme d’une impossibilité qui n’avait été due qu’à moi. Je le regrette, je le vois s’exhiber sur les réseaux sociaux avec sa fille, sa belle-fille et cette femme qui est censée être son ex-concubine. Je sais et je sens qu’il l’aime, qu’il n’a pas voulu ou pu sortir de son emprise. Tout ce que je sais, au fond, c’est qu’il n’a jamais été avec moi comme je l’aurais souhaité et désiré. Amant aimant, amour toujours, à jamais partagé et exclusif ! Je l’aurais espéré que pour moi, qu’à moi pour la vie, pour le temps de cette vie si platonique. Il s’est défendu d’aspirer à un enfant sans moi : « Je voulais absolument un enfant, tu n’y es pour rien, tu n’as rien à te reprocher, c’est moi ! » Il prend toute la responsabilité d’une relation avortée, d’une rencontre échouée dans tous les sens du terme. Échouée dans les méandres de l’existence, échouée dans les absences de réussite où seules l’excellence et la normalité des situations sont acceptables.
Je me surprends à lui rendre visite dans mes rêves, dans lesquels il reste aussi distant et si absent, floutant mon existence. Dans ces rêves, je suis perdue, je me retrouve indécise, à douter, à chercher mes priorités, d’un avion que je pourrais rater, d’un bagage oublié, d’une matérialité si désabusée, si peu importante et trop palpable. L’avion, le bagage sont des réalités contrôlables, Camille entre dans une abstraction irréelle incontrôlable en vrai. Je préfère le toucher de mes sens internes plutôt que de le sentir tout près, trop près avec cette peur d’être brisée. Parce qu’il m’aurait brisé le cœur à coup sûr ! Il l’a fait à distance sans s’en rendre compte ! Moi et mes machinations, mes réflexions qui se nouent et se dénouent pour donner un peu de respiration. Il les ignore, il n’en a pas la moindre idée. Il est préoccupé par sa vie quotidienne, il est ailleurs, il ne peut pas m’aider, il ne le veut pas. Il n’est là que pour jouir de son présent. Il le sait, il le fait grâce à l’alcool, au cannabis… Lui-même vit dans ses réalités délirantes, plus profondes et indéracinables. Je ne l’envie pas et pourtant, j’ai envie de lui, d’avoir accès à lui, qu’il m’entende, qu’il m’aime, qu’il me comprenne et qu’il adhère à toute cette vibration interne et externe, à cette dynamique mouvante infinie.
Je l’aurais souhaité mon héros, le héros de ma vie amoureuse, prêt à en découdre avec l’éternel recommencement des aléas. Comment résoudre cette facétie émotionnelle qui remue et bouscule dans l’absence du sujet de convoitise ? Je le pleure, je me soumets à lui et ce qui change aujourd’hui, c’est que je ne le lui signale plus. Je le laisse en paix, je me sens plus grande et plus mature pour gérer cette infinie frustration de la non-réciprocité amoureuse. Je sais qu’il sera en permanence en moi et je l’accepte. Rien pour revenir en arrière et effacer son regard, son sourire, son ventre, ses mains, son souffle, sa peau contre la mienne. Et en cela, je reste la plus heureuse des femmes de conserver cette faculté mnésique intacte !
Et vous, qu’est-ce qui vous rappelle à l’autre précieux et absent à la fois ?
par Joéline Andriana | Juil 9, 2019 | Psychologie
Je m’appelle Constance et j’ai quarante-trois ans. Ma mère m’a donné ce prénom en espérant que je sois aussi constante que lui. J’ai bien essayé, mais il est difficile de concevoir que cette qualité ne puisse provenir que de l’attachement que je donnais à l’idée d’amour, et non plus à un homme, l’homme sur qui j’aurais pu m’appuyer pour continuer ma carrière d’écrivaine. J’ai dû écrire une lettre à Erwan afin de clore cette relation et de reprendre mes esprits. Je ne souhaitais plus le voir comme celui qui allait me sauver. Alors, j’ai déversé tout mon désarroi, toute mon aigreur sur ce papier.
« Tout ça, c’est fini malgré tous mes efforts. Tout ça est terminé, parce que je me sens plus légère de cent treize kilos et plus, d’un corps inerte et lourd et pataud contenant un cerveau transparent et du sang froid, absent de chaleur.
Je ne vois plus de fantôme en face de moi, je ne vois que le vide que tu as laissé.
Tu te rends compte, je me suis attachée à ton égoïsme, à ta solitude et ton impuissance, parce que ça me permettait de me battre contre quelque chose : mes vieux démons ont repris le dessus. Je me suis attachée à ton souhait de prendre en main tout ce qui concernait la maison.
Purée, que de bêtises et de conneries !
Je ne me souviens même pas des moments de rire et de complicité qu’on pouvait avoir. On n’arrêtait pas de se contredire, de tenter de dominer l’autre, de le rabaisser ou de l’humilier devant les autres.
Même le sexe me semblait fade avec toi, tu fermais les yeux, là aussi tu étais seul, tu me laissais toute seule. Et tes éjaculations précoces ne laissaient aucune place à mes orgasmes, à mon propre plaisir. Heureusement que j’avais mon sex-toy !
Roh là là ! Et c’est toi qui refuses de revenir vers moi, et c’est moi qui pleure ton absence physique, et c’est toi qui me lourdes froidement alors que les larmes démontrent ma détresse et ma dévastation de ne pouvoir avoir une deuxième chance d’apprendre de nos erreurs !
Cinq ans et plus d’anéantissement émotionnel total, dans ce vieil espoir que tout peut changer si on le souhaite et si on l’imprime vraiment et tout particulièrement si on s’aime vraiment, si on est vraiment amoureux.
Mais je voulais oublier que ce n’était pas le cas pour toi. »
Au moment où je lui écris, je me rends compte à quel point je me suis battue pour rester avec lui, espérant un retour à la hauteur de mes attentes. Et moins j’étais satisfaite, plus je lui demandais ce qu’il était incapable de m’offrir. Pourquoi ai-je fonctionné de cette manière ? Entre ma mère qui me tannait pour que je fasse mon maximum pour maintenir ma vie sociale à flot et mon père qui méprisait Erwan, je me suis retrouvée face à mes propres contradictions. J’étais amoureuse, mais seule dans cet état. Quelle logique m’a poussée à poursuivre une telle relation ? Attachée à l’amour infini éprouvé pour lui, je n’ai pas souhaité voir ce qu’il n’éprouvait pas pour moi, pire, j’ai accepté qu’il ne soit pas amoureux de moi.
Qu’est-ce qui m’a pris ?
par Joéline Andriana | Juin 30, 2019 | Psychologie
Je m’appelle Irvin et je suis pianiste. J’adore le son de mon piano. Je joue du jazz tout particulièrement. Quand j’ose aborder la fameuse chanson sortie en 1937 : Someday my prince will come, je me dis qu’il y a du génie dans toutes ces notes, cet enfantillage autour de l’amour. Je sens tout mon corps vibrer à l’idée de pouvoir rencontrer l’homme de ma vie, celui qui m’accepterait comme je suis. J’ai vingt-cinq ans et j’aime un homme de quarante ans. Il ne le sait pas. Je suis trop introverti pour l’approcher. Dès qu’il me regarde, je baisse les yeux. Je ne sais plus comment me mettre, comment me comporter. C’est mon professeur de piano. C’est lui qui m’a suggéré cette chanson, ce répertoire m’était véritablement inconnu. Je sais qu’il vit avec un homme de son âge, qu’ils ont adopté deux enfants originaires du Brésil. Un garçon et une fille de sept ans. Je l’envie et je l’aime à la fois. Cela fait quatre ans que ça dure.
Quand je rentre chez lui, je sens un homme raffiné, plein de goût. Ses murs sont ornés de tableaux magnifiques. Je me suis même demandé si c’était lui qui les avait peints. Je ne me suis pas permis de lui poser la question. J’ai juste émis un « wouah » d’admiration, époustouflé par autant de créativité. Avant, j’étais habitué à une professeure âgée, partie à la retraite, peu encline à des mélodies enchanteresses. Elle m’a orienté vers la musique classique. J’ai appris beaucoup avec elle. Mais j’avais la sensation que ce que monsieur Philibert me proposait était si neuf que tout ce que je pensais avoir acquis ne me servait à rien. Il était si enjoué, si plein de passion, d’élan que je ne pouvais aucunement manquer ses concerts. Lorsqu’il se produit sur scène, je suis envieux de son aisance, de son bagou, de son sourire, de ses rires, de ses éclats de voix quand il se met à chanter des mélodies d’amour. Il est encore amoureux, amoureux de qui, de quoi ? Qu’est-ce qui maintient cette énergie aussi hautement intense et infinie en lui ? Comment fait-il ? Comme j’aimerais lui ressembler, comme j’aimerais qu’il m’apprenne à être aussi heureux que lui ! L’unique manière que j’ai trouvée, c’est de l’aimer amoureusement. Je ne pense qu’à lui, qu’à la manière dont il va pouvoir me guider, me toucher les doigts pour m’amener à faire sonner la meilleure note. Son odeur, quand il est si proche de moi me fait frémir. Il ne peut pas ne pas le ressentir. Ce n’est pas possible ! Je n’en parle à personne, je garde en moi toute cette pulsion d’amour pour lui. Difficilement gérable puisqu’il n’est pas toujours accessible. Je ne le sens pas toujours disponible et j’ai souvent l’impression que c’est ma faute, l’impression qu’il ne m’apprécie pas, qu’il n’a pas envie de me voir.
C’est là que tout s’emmêle, que mes émotions sont si injustes avec moi. Des hauts et des bas si extrêmes que je n’arrive plus à imaginer ma vie sans lui. Je n’ai que lui dans ma vie. Nous devenons amis, il m’invite de plus en plus fréquemment chez lui, pour les anniversaires, les fêtes entre amis, je suis missionné pour animer la soirée. Il est capable de me dire qu’il est fier de moi, qu’il croit en moi. Il est le seul qui réussisse à me calmer, à me détendre et à me mettre en colère d’indifférence de sa part à la seconde qui suit. C’est sûrement ça, l’amour ! L’amour infini !
Et vous, avez-vous un amour secret ?
par Joéline Andriana | Juin 24, 2019 | Psychologie
Je m’appelle Gaspard et j’ai trente-cinq ans. Je vis avec une femme qui ne prend pas soin d’elle physiquement. Je pratique le sport à outrance, courant, faisant du vélo dès que j’ai une minute de libre. Gloria est très belle, elle a des yeux magnifiques, d’un vert à mourir. Je l’ai très vite repérée lors de la fête du village. Elle traînait avec ses copines, et je me suis promis de la séduire. Difficile promesse quand on n’a que dix-huit ans et que la timidité reste un obstacle majeur à la relation aux autres. Mais j’ai réussi, elle est ma conjointe aujourd’hui, nous avons même une petite fille de cinq ans, pénible, mais nous l’avons conçue ensemble. Je sais que j’en demande beaucoup à Gloria. Elle travaille dur comme moi dans la journée, elle revient le soir fatiguée, elle doit s’occuper de Justine, faire à manger, la doucher, la dorloter en l’amenant au lit. Nous sommes habitués à ce fonctionnement. Elle semblait si prête à être maman qu’elle a pris les devants, me poussant en dehors de cette relation exclusive entre elle et ma fille. J’ai laissé faire, elle ne me demandait rien. Très content de poursuivre mes petites habitudes de célibataire, tout en étant conjoint et papa, je n’ai pas voulu déroger à mes mon goût pour la chasse, mes virées sportives avec mes potes. De plus en plus absent, de moins en moins impliqué dans la vie conjugale, familiale, j’ai vu Gloria se rebiffer quand je m’approche d’elle le matin comme le soir pour faire l’amour. Elle n’a donc plus envie de moi ? Pour qui elle se prend ? Elle ne me dit rien, mais j’entends bien qu’elle s’agace de plus en plus, parlant de mes absences comme d’une échappatoire. Elle finit par me reprocher de ne pas l’aider à la maison, auprès de Justine. Je ne comprends pas, c’est pourtant ce qu’elle voulait.
Très mécontent, je la pousse dans ses retranchements en lui hurlant que c’est elle qui a instauré ce mode de fonctionnement, m’interdisant de toucher à la cuisine, à la douche, à l’endormissement de Justine. Je reste sur mes positions, elle reste sur les siennes. Je suis si à l’aise dans mes habitudes qu’elle n’a pas le droit, comme ça, d’exiger de moi des choses qu’elle m’a refusées à une période. Je ne la vois plus comme avant. La femme magnifique et attirante laisse place à une nana qui a pris du poids et qui râle. Je la déteste. Je n’ai qu’une envie : aller voir ailleurs. Elle le ressent sûrement, mais je m’en fiche. Elle n’avait qu’à réfléchir à deux fois avant de me repousser, de m’insulter comme elle l’a fait. Je la traite de grosse vache, et c’est la débandade infinie. Aucun de nous de prend le taureau par les cornes afin d’arrêter l’hémorragie.
Les amis nous font remarquer qu’ils ne nous reconnaissent plus. En effet, au moindre malentendu, nous entrons en conflit afin de tenter de convaincre l’autre de sa bêtise et de la véracité de nos émotions et de nos propos. Nous sommes devenus des inconnus, des intrus. Je ne la désire plus, je la trompe, je le lui dis, elle réagit à peine, seulement pour dire qu’elle savait que ça allait arriver, qu’elle l’avait senti le jour de notre rencontre. C’est à n’y rien comprendre, elle salope même le jour de notre rencontre, juste pour se dire qu’elle avait raison, qu’elle aurait dû suivre ses intuitions, qui sont colorées par nos conditions de vie actuelles. Plus de retour en arrière, la rupture est imminente. Elle ne veut pas la provoquer. Elle attend que je la décide, comme j’ai décidé de venir vers elle lors de cette fête. Impossible de la quitter parce que je sens bien qu’il n’y aura aucune possibilité de retour en arrière.
Que devrais-je faire à votre avis ?