« Personne n’est plus méprisant envers les femmes qu’un homme inquiet pour sa virilité »

« Personne n’est plus méprisant envers les femmes qu’un homme inquiet pour sa virilité »

Je m’appelle Zina et j’ai trente ans. Il y a quelques mois, j’ai rencontré un homme via les sites de rencontres amoureuses. « Amoureuses » est un bien grand mot vu les pulsions sexuelles qui s’y meuvent. Consciente de cet état de fait après quelques semaines de dialogues, le plus souvent avortés, incompréhensibles… J’avais l’impression de n’attirer que des goujats. Serait-ce ma photo ? Pourtant, elle est assez simple. Elle me montre de face et de profil, un peu comme ces photos de gendarmes qui prennent vos empreintes après un délit. Sans sourire, si vous voyez ce que je veux dire. En pleine découverte de soi, d’essai d’attraction. Je reste moi-même, simplement malhabile, mal habituée à ces réseaux sociaux. Ces particularités se voient sûrement. Ce site semble le dernier recours pour une rencontre rapide afin de me sortir de la torpeur de ma solitude infinie et de cet ennui qui me fait comprendre qu’il faut que j’entreprenne une action.

Fabien est arrivé dans ma vie comme un cheveu sur la soupe. Il m’a attirée par sa taille, uniquement sa taille. Je souhaitais rencontrer un homme grand, de plus d’un mètre quatre-vingt-dix. Il ferait l’affaire afin de remplacer l’homme avec qui j’avais vécu plus de quatre ans et qui mesurait sa taille. Fabien a été un cadeau de la vie, non seulement il était grand, mais aussi policier national. Tout pour me sentir en sécurité, pensant honnêtement qu’il saurait me protéger contre toutes mes peurs, toute agression extérieure. Nous avons décidé de vivre ensemble rapidement, chez moi. C’était le meilleur moyen pour nous voir tous les jours sans avoir à nous préoccuper de savoir qui allait dormir chez qui, à quelle heure, en quelle compagnie… Par paresse, et parce que les préoccupations quotidiennes liées au travail, aux tâches ménagères, à nos enfants respectifs prenaient le dessus, nous n’avons pas trouvé de solution plus efficace pour continuer cette relation fougueuse, très sexualisée. Tellement sexualisée que Fabien me désirait tous les soirs au point de me harceler quand je le refusais, par simple fatigue. Au début, j’acceptais, et plus les jours et les semaines passaient, plus j’avais l’impression de m’être enfermée dans une relation inconvenante. J’essayais de lui livrer mon désarroi de la plus vilaine des manières. Je le poussais à faire le ménage, la cuisine en attendant que je revienne du travail en échange de ses demandes infinies du soir. Inconsciemment, nous nous sommes embourbés dans une incompréhension mutuelle intense. Je commençais à lui en vouloir de me toucher toujours de la même manière, avec insistance, avec brutalité parce qu’il ne prenait même plus la peine de passer par les préliminaires.

 

Nous avons fini par décider de faire chambre à part pour enfin nous séparer sous la violence des mots, des gestes, du malentendu lié à la perception différente de la sexualité, qui nous avait pourtant réunis. Je ne pouvais pas accepter qu’il ne m’écoute pas, qu’il n’écoute que ses propres pulsions en me prenant pour un objet de désir. Sa virilité en a pris un grand coup. Il me disait que se masturber alors qu’il était en couple était un échec. Il a fini par me menacer d’aller voir ailleurs. Frustré par mes refus, il se demandait si je l’aimais encore, s’il était encore attirant. Là n’était pas la question, la réponse demeurait dans cette difficulté de communication entre nous. Nous disions les mêmes mots, mais que nous ne définissions pas de la même manière. Il est devenu méprisant. J’ai fini par le détester.

 

Et vous, où en êtes-vous dans votre couple ?

Sous l’impulsion de mes désirs

Sous l’impulsion de mes désirs

Je m’appelle Élodie et j’ai trente-six ans. Je suis en couple depuis plus de dix ans avec un homme de trente ans. Nous avons une petite fille de sept ans. Lorsque j’ai rencontré Auguste lors d’un festival de musique, je me suis dit qu’il était temps d’envisager de fonder une famille. Je l’attire dans mes filets, avec toute la hardiesse inconsciente dont la femme que je suis fait preuve afin d’atteindre son but. Le sexe, il voulait du sexe, avec moi, il en aurait, en tout cas au tout début. Âgé d’à peine vingt ans, Auguste vivait encore chez sa mère et était en plein bac professionnel boulangerie. Il ambitionnait d’ouvrir sa propre affaire. Je l’ai trouvé si beau, si gentil et si plein d’énergie ! Non seulement j’ai vu en lui le futur père de mon enfant, mais aussi l’homme le plus obéissant du monde. Obéissant dans le sens à l’écoute, introverti, ne prévoyant aucune autre femme que moi dans son sillage. L’homme parfait, si proche de l’image que j’avais gardée de mon père. Alors que je méprisais la manière dont maman se comportait avec lui, je ne pouvais penser qu’à l’éventualité de faire une grosse partie de ma vie avec un homme qui lui ressemble.

Je me suis sentie si femme que j’ai déployé tous mes atouts infinis de féminité, de sensualité, de félinité. Avec Auguste, nous sommes devenus les meilleurs amants du monde. Tous les jours, matin et soir, nous faisions l’amour. Il ne se demandait pas si je prenais la pilule ou un contraceptif particulier, si j’avais fait des analyses sanguines afin de vérifier que je n’étais pas porteuse d’une maladie sexuellement transmissible. Moi, par contre, j’ai exigé de lui une visite chez le médecin, une prise de sang au laboratoire d’analyses du coin. Il s’est laissé guider. Il savait que c’était pour notre bien, ma sécurité psychologique. Il ne m’a posé aucune question sur mon passé. Ça m’arrangeait grandement.

Rapidement enceinte, dès le troisième mois de notre relation, il n’a pas paru surpris. Moi, par contre, j’ai pris peur, parce que, même si je prévoyais cette éventualité depuis le départ, je ne me suis pas sentie prête à être maman ni à anticiper un avenir rempli uniquement de la présence d’Auguste et de cet enfant. Je me suis sentie piégée, précipitée dans une prison affective. Je me suis posée quelques minutes, quelques heures, regardant ce test de maternité avec l’incertitude de pouvoir être à la hauteur. Des peurs ont pris le dessus. Nos relations sexuelles se sont estompées. Auguste ne comprenait pas. Malgré tout, il ne posait aucune question. Plus il venait vers moi, moins j’avais envie de lui. Je ne le désirais plus. J’avais eu ce que je voulais, j’étais enceinte. Le prévoir est une chose, le vivre en est une autre. J’ai perçu la vie tellement différemment que je me suis sentie douter. J’ai douté de sa capacité à être un bon père, de ma capacité à être une bonne compagne. Tout d’un coup, l’image de ma mère vociférant m’est venue en tête. Je n’allais pas devenir comme elle ! Certainement pas ! Pourtant, j’en prenais le chemin. J’ai donc tenté d’être plus douce, de vivre cette grossesse dans les meilleures conditions, acceptant toute l’aide d’Auguste pour m’accompagner aux rendez-vous médicaux. Je me suis décidée à vivre cela de façon plus agréable, même si j’ai fini par le voir comme un gamin sans virilité. Cette lumière qui avait été provoquée par mes impulsions et mes anticipations s’est éteinte non seulement dans mon regard, mais également dans les gestes d’Auguste. Nous sommes devenus des partenaires, de futurs parents, d’anciens amants en seulement quelques mois. Je savais pertinemment que c’est moi qui avais provoqué cette situation. Je nous ai condamnés à élever un enfant et à vivre ensemble à perpétuité. Hors de question d’envisager une séparation, nous devions rester à deux pour cet enfant. J’ai très mal vécu ma grossesse. Pas assez préparée psychologiquement, physiquement à recevoir ce petit bout.

Qu’en pensez-vous ?

 

My wonder women

My wonder women

J’ai vu un film assez fascinant sur la vie d’un homme docteur en psychologie dans les années trente, aux États-Unis d’Amérique. William Moulton Marston, inventeur du détecteur de mensonges et de l’héroïne Wonder Woman. Sa vie me surprend infiniment. Entouré de deux femmes, de deux amours, l’une brune, forte, intense, dominante, brillante, pleine d’humour et baiseuse hors pair, et l’autre blonde, au cœur pur, étudiante, il s’évertue à cacher ces deux liaisons. Il s’entoure de plusieurs enfants tout en continuant à écrire et imaginer des personnages. Wonder woman est cette femme forte et héroïne à la fois, dans son désir d’attraper les criminels avec son lasso de vérité, incarnant également une marque de domination sexuelle de cette pratique qu’est le bondage.

my wonder women 4

La réalisatrice, Angela Robinson, s’est régalée en mettant en scène les trois acteurs et leur bonheur, leurs déboires, leur union, leurs séparations, leurs confrontations à la réalité et au jugement social, les contraintes du regard des autres et des conventions, posant au premier abord que la normalité n’existe pas. Elle use d’une grande liberté fantasmagorique basée sur une histoire vraie, avec des acteurs magnifiques et savoureux, des points de vue, dans tous les sens du terme, si empreints de réalité.

 

Pour qui se prennent certaines personnes pour juger les autres, dès lors que la famille sort des clous d’une famille traditionnelle, classique : une femme, un homme, des enfants ? C’est l’une des questions que pose ce film. Où se situe la normalité ? Se conformer aux lois est une chose, se plier aux attentes et validations sociales en est une autre. La liberté sexuelle se pose comme un fondement à ce triolisme détonant, plus encore, un amour infini indescriptible ou plutôt simplifié par les rôles définis pour chacun des personnages. Le désir sexuel, le sentiment amoureux sont si intimement liés qu’il est impossible pour la spectatrice que je suis de porter un quelconque jugement sur ce que fut la vie de cet homme, sa relation à ces deux femmes, l’affection incommensurable de femme à femme, l’attachement aux dogmes éducationnels des enfants. Deux mamans, un papa, et tout se passe au mieux, selon cet angle. Infiniment curieuse de savoir comment leurs enfants ont vécu cette passion humaine.

 

Il n’en reste pas moins que les valeurs morales insufflées par les parents en prennent un coup. La rencontre avec les autres déforme, incite à faire tomber des barrières, à étendre les limites des croyances liées au couple, à la famille, à la vie amoureuse. Souvent, il est possible d’entendre l’autre dire : « Jamais je ne te tromperai, je te quitterai avant que ça se produise. » Nous oublions fréquemment que nous sommes des êtres humains, doués et remplis d’émotions infinies, définissant ainsi notre inconstance. Les promesses, les engagements, les désirs de stabilité prennent le pas sur les impulsions, les frustrations possibles, en tout cas, au tout début d’une relation passionnelle. Le temps, les autres, les situations, les expériences de vie infinies s’immiscent et testent sans pitié les plus vulnérables, les plus empreints d’une insécurité affective qui date de la petite enfance.

Qu’en pensez-vous ?

 

Ma voisine

Ma voisine

Je m’appelle Trévor, j’ai quatorze ans. Je vis dans un village de moins de trois mille habitants. Mon père m’a offert une mobylette pour mes treize ans. Il avait à cœur de me voir prendre des initiatives et devenir autonome. Moins à ses basques pour me rendre au rugby, moins dans les jupons de maman les mercredis après-midi. Il avait hâte de retrouver la femme qu’est maman pour revivre des siestes crapuleuses. Les enfants, c’est bien, mais il faut s’en occuper. Trois enfants, c’est pire, il faut se sacrifier ! En tant qu’homme dans la pleine force de l’âge, papa ne voulait pas se soumettre au quotidien, aux tâches ingrates ! Papa aime faire l’amour à maman, et à aucune autre femme, enfin, je crois ! Il est sûr de pouvoir prendre son pied, de ne pas avoir de maladies sexuellement transmissibles, il est si confiant qu’il ne se pose pas de questions. Maman est plus craintive de reprendre une vie amoureuse et sexuelle avec mon père. Après mon petit frère, elle s’est fait plaisir en le chouchoutant, le gardant auprès d’elle, barrière ultime aux assauts de papa.

Second d’une famille de trois garçons, je fais office de pivot. Je sers maman au mieux, réponds présent pour papa pour des petits services ménagers, mécaniques. Je leur dois bien ça ! En tout cas, c’est ce que j’entends souvent à la maison : « Après tout ce qu’on a fait pour vous ! » J’ai pris cette expression au pied de la lettre. Je pense que je les aime, que je déteste mon frère aîné et que j’adore le plus jeune. J’aime surtout ma voisine. Une trentaine d’années peut-être, elle vit chez sa mère. Je ne l’ai jamais vue avec un homme. Peut-être se réserve-t-elle pour moi ? On ne sait jamais. Lorsque je la croise, elle me sourit, d’un sourire large et avenant, montrant l’ensemble de ses dents très blanches et très bien rangées. Elle se plaît à me faire un coucou de la main droite et à me lancer « Hé, bonjour Trévor ! » Je n’ai jamais su quoi lui répondre, intimidé, préoccupé par l’envie de la baiser. Baiser comme dans ces films érotiques qui passent sur la sixième chaîne le dimanche soir tard. Ryan m’a fait découvrir cette émission. Un lundi matin, je l’ai vu plus fatigué que d’habitude. En classe de CM2 tous les deux, il nous révélait qu’il avait dormi à une heure et demie du matin. Il s’amusait à nous donner tous les détails sexuels, sensuels, des nichons et des gémissements provoqués par le mec. Il insistait sur les nichons. Dès lors, je me suis attelé à répondre présent à cette émission. Des années durant, des images m’ont poursuivi, celles de cette actrice mélangées aux miennes en train de prendre ma voisine par-derrière, l’embrassant dans le cou et ne sachant pas exactement comment procéder pour qu’elle crie à son tour. Je supposais que c’était très bon, en érection, touchant mon sexe de petit garçon.

Et puis, tout s’est accéléré en sixième, en cinquième avec les cours sur les règles, sur les spermatozoïdes en sciences de la vie et de la terre. Je cherchais des informations sur internet. Des vidéos très explicites, plus hard que celles perçues en primaire. Je visionnais ces films tout seul, discutant et rigolant avec Ryan et Tom de ces scènes de fous. La manière dont les hommes utilisaient ces femmes pour exploser de plaisir. C’est donc comme ça que papa faisait avec maman ? Je comprenais mieux qu’il veuille une autonomie précoce ! Les vidéos, c’est bien, mais je n’avais à ma portée aucune autre matière que mon sexe.

Un jour, passant devant le linge étendu de ma voisine, une impulsion s’est emparée de moi. De ma mobylette, j’ai arraché l’une de ses culottes, la déchirant tellement elle était accrochée sur le fil avec la pince. Je me suis vu et ressenti le faire, sans hésitation, mais avec une honte entendue lorsque je me suis aperçu, revenu chez moi, dans ma chambre, que cette culotte appartenait à sa mère, presque obèse et vieille d’une soixantaine d’années. La gêne, l’espoir que personne ne m’ait vu se sont emparés de moi. Il fallait dans la seconde me débarrasser de cette preuve de désinvolture extrême et infinie. Je l’ai brûlée avec la même précipitation et la même adrénaline que lors de son arrachage. Je me suis trouvé si bête et stupide que cet événement est resté secret ! Personne ne doit savoir, personne !

Et vous, avez-vous des secrets inavouables ?
Cet article est inspiré de mon ouvrage : Les filles touchent l’eau et les garçons voient une étoile filante.

Mon héros d’aujourd’hui

Mon héros d’aujourd’hui

Mon héros d’aujourd’hui, c’est mon ostéopathe. C’est le mien, oui ! Il s’appelle Alain et il est d’une gentillesse incommensurable ! Il y a quatre semaines, j’ai été submergée par une émotion très lourde : la solitude. Mon meilleur ami a décidé de chercher l’amour de sa vie. Il m’a laissée seule avec un vide immense. Avant de sortir du travail, qui m’a envahie d’un stress venu d’ailleurs, je me suis relâchée, en mode automatique. J’ai soulevé un fauteuil et mon dos a crié une douloureuse et dangereuse cassure que je n’ai évidemment pas prise au sérieux. Je suis sportive, je fais du sport une heure par jour, je mange sain, je suis dynamique, je suis curieuse et surtout très solide. C’est ce que je pensais jusqu’à ce que je ne puisse plus m’asseoir sur mon canapé avec aisance. J’ai eu mal et j’ai persisté à demeurer comme une plante face à la télévision pour tenter d’oublier tout ce marasme émotionnel. Au lit, un antalgique et une bonne nuit de sommeil, et tout serait réglé. Ça s’est réglé ! Le lendemain, je pouvais me lever comme à vingt ans, avec la possibilité infinie de ne rien faire de la journée. Dimanche, j’ai envisagé d’user ma liberté à me laisser porter par les heures. Après tout, j’étais en droit de continuer à ne rien faire. Aucun témoin de ce que je ne fais pas. Mon corps se soulage de cette inactivité. Je décide alors de continuer à faire doublement du sport afin d’évader mon esprit dans la nature. Deux heures de vélo et deux heures de marche ! Tout pour bien réveiller mon dos vers un traumatisme entamé ! J’ai pensé avec bêtise que faire de l’exercice à outrance allait éliminer toutes mes souffrances. Pendant la pratique sportive, c’était le cas, après, ça l’était beaucoup moins.

Je ne comprenais pas. Je savais d’où venait ce mal-être et j’avais décidé de le garder pour moi, de le minimiser, de lâcher prise sur mon amitié sincère en rompant la relation. Mais j’ai plutôt provoqué la rupture de mon corps, l’inclination volontaire et obsessionnelle de mon dos ! Dans une seconde étape, j’étais déterminée à le résoudre toute seule comme une grande, par l’écriture… Rien n’a marché dans le sens d’une guérison. Il a fallu que je me rende à l’évidence, je devais en parler à la personne concernée, que je lui avoue à quel point je tenais à elle et qu’elle me manquait terriblement. Dans une troisième étape, mon meilleur ami m’a persuadée d’aller trouver un ostéopathe. C’était la troisième semaine d’une souffrance qui m’a fait me pencher en avant et à gauche ! La catastrophe ! J’avais des a priori sur les ostéos, ces manipulateurs qui font craquer les os des vertèbres et qui se frottent les mains de l’apparition d’un symptôme plus grave.

Ça y est, j’y suis ! Je me laisse faire ! C’est lui le spécialiste ! Qu’il fasse ce qu’il veut de mon corps, tant qu’il me dégage de cette agonie ! Il est jeune, prêt à en découdre avec ce syndrome complexe. Les termes techniques abondent, les éléments se précisent, il me demande d’inspirer, d’expirer et craque ! Il me tord à droite, à gauche et craque à nouveau ! Je crie non pas de douleur mais d’effroi ! Il pose ses doigts sur ces zones telles que le psoas et le grand fessier, aïe, il me fait mal, mais il a vraiment l’air de connaître son boulot ! Ses gestes sont sûrs et en plus, il tient compte sans conteste de mon avis, de mes émotions et de mes peurs ! Trop bien ! Mieux qu’un psy, j’ai trouvé ! J’ai pu pleurer, en plus, il a su me dire que c’était normal, parce que ce qui me bloquait était véritablement émotionnel !

Aujourd’hui, mon héros, c’est mon ostéo ! Dès sa première intervention, le calvaire a pris fin. Je marche au mieux, je suis obligée de continuer à travailler, mais je sais que mon état s’améliore. Une seconde visite et des conseils pour m’étirer m’ont évité de prendre des tonnes d’antalgiques et d’anti-inflammatoires !

Mon corps a dit stop, je devais ralentir et me poser les bonnes réponses… non, non, plus de questions ! Que des réponses infinies et des inspirations qui me correspondent ! Et j’accepte mon meilleur ami tel qu’il est, j’accepte qu’il puisse se pencher sur une autre que moi ! À bat la jalousie, à mort la possessivité ! Dehors les tendances abandonniques… Je vis au jour le jour et je fais confiance à notre amitié, à la vie !

Et vous, qui est votre héros du jour ?

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