Les misérables 3.6.

Les misérables 3.6.

« De souffrance en souffrance, il arriva peu à peu à cette conviction que la vie était en guerre ; et que dans cette guerre il était le vaincu. Il n’avait pas d’autre arme que sa haine. Il résolut de l’aiguiser au bagne et de l’emporter en s’en allant. »

Cet extrait me fait penser à ce que j’ai pu citer dans l’article 3.5. de la saga sur Les misérables de Victor Hugo.

La souffrance forge la croyance qu’il est nécessaire de se blinder pour ne plus souffrir. Se blinder pour se rappeler que nous avons souffert… cela signifie-t-il que nous souffrons toujours, parce qu’à force de se le rappeler, nous n’en sortons jamais…

Aiguiser la haine… Comprendre que la vie est un combat contre une guerre permanente… ne permet pas de répit… soumet l’homme à l’idée qu’il n’existe aucune issue positive… Une issue positive cachée par l’idée que tout est tracé, dessiné d’avance… que tous les êtres humains sont diaboliques et injustes…

Qui a déjà éprouvé ce sentiment d’effondrement, d’impossibilité de s’accrocher à ses valeurs, à son prochain, au mur du puits sans fond ? Qui a déjà éprouvé le sentiment de n’être rien et de se battre systématiquement contre les autres pour se sentir exister ? Quitte à ne pas s’en prendre à soi-même ? Mais n’est-ce pas s’en prendre à soi-même que de respirer la haine ? Cette haine qui ronge de l’intérieur et qui ne demande rien de mieux que d’être visible… dans le regard, dans les gestes, dans les mots, dans l’isolement…l’enfermement…

Avez-vous déjà résolu d’aiguiser cette arme qu’est la haine pour tenter d’avancer et surtout tenter de se protéger de la haine elle-même ? L’entretenir, l’affûter, en faire un allié prêt à exploser à la moindre incartade, à la moindre provocation d’une autre haine…

Les contraintes et les vicissitudes de la vie, accumulés, multipliés, densifiés dans une courte période risquent bien de mettre à mal notre amour pour soi, et pour les autres… Encore faut-il avoir déjà vécu cet amour pour soi et pour les autres, encore faut-il savoir que ces amours existent et qu’il est possible de les ressentir, mieux encore les exercer… de temps en temps, le plus souvent, dès que l’occasion se présente… sans paraître soit utopiste soit idéaliste… Et puis c’est pas si mal d’être idéaliste au fond…

Mes deux ouvrages intitulés Le jour où j’ai commencé à effacer les ombres et Les filles touchent et les garçons voient une étoile filante peuvent résolument coller à cette optique de trouver à aiguiser cette paix intérieure grâce aux autres.

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A bientôt !

Joéline ANDRIANA.

Docteur en Psychologie. Auteur et conférencier (she/her).

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Les misérables 3.5.

Les misérables 3.5.

« Détruire les abus, cela ne suffit pas ; il faut modifier les mœurs. »

Que peut bien m’inspirer cette phrase ? Elle est si bien venue que le terrain que nous occupons actuellement. Qui parle d’abus ? Dans quel domaine pouvons-nous observer de l’abus ? Abus des hommes, des femmes, des enfants, abus de l’argent, de l’alcool, des drogues, de la malbouffe, abus de biens sociaux, abus d’influence, abus de pouvoir… Toutes les formes d’abus sont la bienvenue dans cette expression.

Détruire ne semble pas une solution, éradiquer encore moins, parce que nous risquons d’en créer certainement de pires… ou d’instaurer un robot qui pourrait contrer cette destruction… Ce qui est le cas… Dès que nous tentons de détruire un abus, un autre abus encore plus puissant survient…

Modifier les mœurs… vaste projet, sacré objectif… Qui peut prétendre changer des traditions ancestrales, qui peut penser déloger les plus fervents conservatistes de leurs croyances et de leurs rites ? Qui peut bien pouvoir dénouer cette psychologisation séculaire ?

Dans les misérables, Victor Hugo s’est amusé à améliorer la perception de Jean Valjean sur son monde, il s’est risqué à faire penser et à montrer qu’un voleur peut devenir un homme de bien, par modélisation, par imitation… Pourquoi pas ? C’est bien de cette manière que toute éducation ou instruction peut procéder auprès des enfants et des adolescents pour trouver à faire le bien… Qui a déjà entendu : « Tu dois être un exemple… pour tes enfants, pour ton petit frère, ta petite sœur… » ?

Et si ça marchait ? Si les personnes qui gouvernent ce monde se montraient en exemple aux yeux des jeunes et des moins jeunes pour manifester une possibilité d’ouvrir une vie plus sereine et plus harmonieuse ? Vous pensez que ça marcherait ? Et si on essayait ?

Pas facile hein ? Nous ne sommes que des êtres humains capables du meilleur et du pire… Et si on démolissait le pire pour le bien et non le mieux qui est, paraît-il, l’ennemi du bien ?

Les mœurs, les habitudes psychiques ont la dent dure… Encore faut-il prendre conscience des effets néfastes de la reproduction mentale et attitudinale d’un fonctionnement de défense, ou d’un mécanisme d’attaque en toute circonstance… C’est abusé…

Parce qu’il n’est pas systématiquement besoin de sortir l’artillerie lourde psychologique telle que la fuite, l’effondrement ou le face-à-face, souvent l’ignorance ou l’indifférence produit un effet plus prodigieux. Ignorer pour avancer, pour évincer, pour dévier, pour garder à l’esprit que modérer ses impulsions peut être « la » solution.

Trouver à changer la perception de sa condition, se renforcer mentalement, se sentir plus solide afin d’entrer en cohésion avec cette meilleure version de soi… C’est pas une blague… Et si modifier les mœurs passait par changer ce qui nous constitue, en stoppant cette rage et en acceptant son passé pour s’y appuyer ? Bonne idée !

Mes deux ouvrages intitulés Le jour où j’ai commencé à effacer les ombres et Cette nouvelle vie pourrait avoir plus de sens. Explorez vos infinies possibilités peuvent aider à comprendre cette perspective et pourquoi pas l’appliquer.

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Les misérables 3.4.

Les misérables 3.4.

« Quant à Louis XVI, j’ai dit non. Je ne me crois pas le droit de tuer un homme ; mais je me sens le devoir d’exterminer le mal. J’ai voté la fin du tyran. C’est-à-dire la fin de la prostitution pour la femme, la fin de l’esclavage pour l’homme, la fin de la nuit pour l’enfant. En votant la république, j’ai voté cela. J’ai voté la fraternité, la concorde, l’aurore ! J’ai aidé à la chute des préjugés et de erreurs. Les écroulements des erreurs et des préjugés font lumière. Nous avons fait tomber le vieux monde, nous autres, et le vieux monde, vase des misères, en se renversant sur le genre humain, est devenu une urne de joie. »

Le devoir d’exterminer le mal signifie qu’il existe deux mondes bien distincts : le monde du bien et le monde du mal. A bien y réfléchir, si on demandait à toutes les personnes, se sentant concernées par la construction d’un avenir heureux, elles choisiraient de se mobiliser pour augurer le monde du bien.

Mais le bien, qu’est-ce au fond ? Qu’une opposition au mal ? Ou le fait de quelques héros du monde moderne ? Faire le bien en mettant fin à la tyrannie n’irait-il pas provoquer le début d’une autre ? Cette obligation au bonheur ? Étonnée je suis d’entendre des personnes revendiquer leur choix au malheur et non plus ce qu’elles peuvent appeler l’injonction au bonheur.

Parce que la vie est courte, n’est-elle pas censée être belle et facile à vivre, clamant tout ce qui peut annihiler la prostitution, l’esclavage ? La domination d’un être humain sur un autre, prônant ainsi son droit le plus strict à l’égalité, à la fraternité, à la liberté, du moins en France ?

Parce que je suis une femme, n’est-ce pas mon devoir de proclamer le féminisme ? Souvent, durant mon existence, dès que j’ai défendu ou émis une phrase prêtant allégeance à l’égalité pour toutes et tous, certains hommes ont rétorqué ma condition, ou mon orientation féministe, pour que je me taise. Il paraît qu’il y a d’autres combats à mener… Si moi, femme noire, docteur en psychologie, je ne suis pas féministe, qui le serait ? Quand je perçois que le droit des femmes est en déclin, et risque de s’effondrer sans préavis dans le plus grand pays « démocratique » au monde, comment dois-je me comporter ?

Bien sûr, je ne parle pas des droits des enfants, qui jour après jour trouvent ses limites dans la manière dont nous, les adultes, nous nous comportons à leur égard. « Aider à la chute des préjugés et des erreurs », tous ceci est tâche ardue… « Les écroulements des erreurs et des préjugés font lumière », il semble que ce ne soit pas vrai pour tout le monde… De quels préjugés parle-t-on ? De quelles erreurs sommes-nous conscients ?

Si la joie est le but de cette démarche de remise au point, alors la question qui se pose est de savoir ce qui nous met en joie…

Pour ma part, c’est les rires complices, les fêtes dansantes, les malins plaisirs gastronomiques, les virées à l’océan, la douceur du temps, les autres sympathisants au plaisir de se réunir en paix, et l’envie d’en découdre avec ce qui fait mal, ce qui blesse, ce qui traumatise l’homme au point de le tuer…

Je suis fin prête pour renverser ce « vase de misère », et à le retourner pour le remplir de toutes les émotions et tous les sentiments positifs que j’ai pu connaître… prête à les revivre, à reproduire ou à créer tous les actes qui réclameraient ces conséquences harmonieuses et plaisantes…

Et vous ?

Mes deux ouvrages intitulés Organique et La couleur des émotions peuvent ouvrir certaines réflexions dans ce sens.

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L’immortalité

L’immortalité

Je m’appelle Clarance et j’ai soixante-dix ans. Je pense souvent à l’immortalité, même si quelquefois, je me surprends à compter le temps qu’il me reste à vivre. Malgré le poids des années et les phénomènes de répétitions qui se produisent dans mes relations aux autres, je serais volontaire si on m’annonçait demain qu’un remède était trouvé pour prolonger l’espérance de vie et pourquoi pas l’étendre à l’infini. 

Si mes cellules pouvaient se renouveler de façon aussi naturelle et rapide que lorsque j’avais quinze ans, je déploierais toute mon intelligence et mon énergie pour participer à ces tests sur une vie sans fin. Mes enfants et mes petits-enfants me permettent de me régénérer, ils sont une source intarissable de bonheur. Ma femme est toute défraîchie et se laisse littéralement aller. Elle si élégante encore il y a dix ans ! Ses soixante-dix ans lui ont donné une vraie gifle. Elle me l’a dit, elle a pleuré, j’ai dû la consoler pour rien. Elle me plonge dans des émotions difficilement appréhendables. Je l’aime, mais je ne me sens plus assez courageux pour poursuivre cette vie de vieillard avec elle. La télévision prend le dessus, elle ne veut plus sortir, faire des voyages, fréquenter des personnes de notre entourage commun, elle s’isole et pleure souvent. Je lui conseille d’aller voir un professionnel de la santé mentale, mais elle s’obstine à refuser, un peu comme une petite adolescente en régression complète. Elle va mourir, elle le sait, un jour, oui, mais elle ne sait pas quand. Alors pourquoi elle me prend la tête ? Nous ne dormons plus ensemble depuis une quinzaine d’années. Je ronfle et elle ne le supportait plus, je la sollicite et elle ne voulait plus avoir à répondre de mes désirs. 

Comment définir notre couple aujourd’hui ? Je ne pense plus l’aimer d’un amour fou, mais les autres nous voient comme un duo parfait, un exemple. Quelle naïveté ! Depuis que nous sommes à la retraite, nous traînons, nous nous disputons à être chaque minute de chaque jour ensemble. 

Heureusement, j’ai mes passions : la chasse, les sorties entre copains, la belote, le cinéma, et puis Gilberte, à qui je pense aussi intensément que lors de notre première rencontre, un peu après la naissance de mon premier enfant. Nous nous rencontrons de temps à autre, nous discutons de choses et d’autres et le fait que ma femme ne sache rien de nous deux me rassure. Je me sens libre d’être qui je veux, d’être encore et éternellement en vie. Amoureux fou, je suis amoureux fou de Gilberte. Nous ne sommes jamais passés à l’acte et je suis convaincu que si elle mourait avant moi, je la regretterais jusqu’à la fin de ma vie. Les valeurs morales, le poids de la famille, de la société empiètent sur mes souhaits les plus profonds. Comment en arriver à cet âge et penser que je ne suis pas libre, ressentir que je suis menotté, comme livré à l’enfer ?

Je ressens tellement d’obligations morales que je me suis imaginé fuir, partir loin sans laisser de traces et proposer du même coup à Gilberte de m’accompagner, vivre enfin une vie authentique, sans faux-semblants. Soixante-dix ans, il ne me reste plus qu’une dizaine, voire une vingtaine d’années à vivre en bonne santé, avec encore toutes les possibilités de profiter du présent. Qu’est-ce que j’attends, qu’est-ce qui me prend ? Quelquefois aussi, j’imagine que ma femme meurt avant moi, et ce serait l’occasion parfaite pour sortir de cette hypocrisie. Mais serait-ce si simple ? 

 

Suis-je ignoble ? Suis-je détestable de penser ces choses-là ? 

Mes ouvrages intitulés Le jour où j’ai commencé à effacer les ombres et Les filles touchent l’eau et les garçons voient une étoile filante ont inspiré l’écriture de cet article.

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