« La guerre, sans qu’on lui demande, se charge toujours de nous trouver un ennemi. Moi qui souhaitais rester neutre, je n’ai pas pu. J’étais né avec cette histoire. Elle coulait en moi. Je lui appartenais. » (Gaël Faye, Petit Pays, p.136).

Cette phrase résonne avec une force particulière. Est-on, par la force des choses, obligé de prendre parti ? Gaël Faye exprime ici ce qui finit par s’imposer à chacun de nous lorsque le chaos s’installe.

Le dilemme de l’appartenance et de la patrie

En lisant ces lignes, je n’ai pu m’empêcher de m’interroger. Une guerre entre la France et un autre pays : moi qui suis française, je ne pourrais que passer dans le camp des Français. Mais la réalité est souvent plus complexe et plus intime.

Je suis née à Tananarive, sur cette immense île africaine qu’est Madagascar. Si la France venait à entrer en guerre contre Madagascar, quelle patrie défendrais-je ? Celle dans laquelle je vis ? Certainement. Mais comment, au fond de mon âme d’individu, serais-je amenée à entrer en guerre contre toute une nation ? Par mes critiques ? Mon engagement ? Mon investissement associatif ?

Dans son ouvrage, Gaël Faye s’exprime à travers un jeune garçon qui voit disparaître sa famille et l’âme de sa mère. Il tente de rester neutre, de fuir la réalité par les livres, de s’instruire pour prendre de la distance. Mais le système finit par le rattraper.

L’expérience de Milgram et le poids du groupe

Ce jeune garçon est finalement obligé de tuer pour prouver son appartenance à une ethnie. Il se choisit lui pour ne pas mourir. Est-ce un choix de guerre ou un réflexe de survie ?

En tant que Docteur en Psychologie Sociale, je sais à quel point il est presque impossible d’échapper à un système hiérarchique ou à une autorité révélée par le groupe. Lorsque le collectif nous met au défi de démontrer notre loyauté ou notre appartenance, l’individu s’efface souvent derrière la norme.

Pour approfondir cette réflexion, je vous invite à explorer deux piliers de la psychologie sociale :

  • Les expérimentations de Milgram sur la soumission à l’autorité : Comment l’obéissance peut mener à des actes contraires à notre morale.

  • Les travaux d’Asch sur le conformisme : Comment le pouvoir du groupe influence nos décisions les plus personnelles.

Dans ces contextes, la responsabilité n’incombe-t-elle qu’à celui qui ordonne, ou l’exécutant garde-t-il une part de son libre arbitre ?

Prendre ses responsabilités sans se perdre

Dans l’actualité mondiale actuelle, comment prendre une responsabilité qui viserait l’arrêt des tueries sans se mettre soi-même en danger ? Cela exige-t-il d’affirmer que toute responsabilité amène des risques et qu’il est impératif de les accepter ?

Ce sont de vastes sujets qui touchent au cœur de notre humanité.

Qu’en pensez-vous ?

Si ces thématiques de quête de sens et de complexité humaine vous touchent, je vous invite à découvrir mes ouvrages :

  • Cette nouvelle vie pourrait avoir plus de sens : pour explorer vos infinies possibilités.

  • Organique : pour plonger dans ces sujets sensibles et profonds.

Retrouvez également mes analyses cliniques sur mon site professionnel joelineandriana.com.

À bientôt,

Joéline ANDRIANA

Docteur en Psychologie, Auteur et Conférencière.

 

Mes ouvrages intitulés Cette nouvelle vie pourrait avoir plus de sens. Explorez vos infinies possibilités et Organique rendent compte de ces sujets sensibles.

Joéline Andriana – accédez à vos infinies possibilités – relation d’amour – Des récits inspirés d’émotions vraies

**************************************­******

Me retrouver sur : Mon site Dr en Psychologie, Mon site Auteur , sur Youtube, Sur Twitter / X, Sur Facebook, Sur Instagram, Sur Linkedin  & sur Tik Tok

Création de site internet