Je l’ai découverte lors d’une exposition à Dax, il y a plus d’un an.
J’y ai pris quelques notes.
Son retour d’expérience m’a émue, parce que ce sont des vérités que je m’applique à suivre de façon instinctive et nécessaire pour l’écriture de mes livres. Pour que la création trouve à être humaine et non artificielle, il me semble essentiel de suivre ces six suggestions :
Restez toujours vous-même, c’est-à-dire qu’en marge de nos études pour le dessin, la perspective, la composition et tous les enseignements à venir, vous devez garder votre trait, propre, vos idées propres et votre façon de voir les choses. C’est votre trésor intérieur que rien ne peut et ne doit détruire. (Ceci écrit, il est possible de lire mon article intitulé la comparaison sociale : un automatisme humain complexe, pour tenter de s’en affranchir et donc pour rester soi-même).
Travaillez toujours par l’observation et suivez vos émotions, tristes ou sereines, exercez votre mémoire visuelle déclenchée par le choc émotif pour créer l’image mentale qui devient sur votre toile l’expression essentielle de votre moi profond. Gardez vos couleurs propres au réel au figuré sans vouloir à l’avenir reproduire des œuvres déjà faites et vues autour de vous.
Pensez que votre dernier tableau est comme le premier essai que vous faites, en fait, il est l’aboutissement de tous les autres ; mais ne songez ni regardez jamais les précédents ; vous savez que le plus beau est celui qui n’est pas encore fait.
Ne retenez jamais les avis, compliments ou critiques sur vos recherches, une personne aime et comprend, l’autre non, aucune importance, suivez votre ligne droite d’artiste qui toute sa vie cherche à créer une œuvre sincère qui ne ressemble à personne d’autre au monde.
Et pour finir, c’est vous seul, avec le temps, les années, les tableaux ratés et ceux qui sont beaux, qui allez acquérir tout doucement la clairvoyance, votre jugement modeste et sincère fera le reste. Soyez content d’avoir bien travaillé, d’avoir osé faire quelque chose, mais ne soyez pas content de vous longtemps, chaque tableau à votre insu prépare le suivant et ceci toute la vie… d’artiste « vrai ».
« Le terme de facilitation sociale renvoie au fait que les performances d’un individu à une tâche sont améliorées par la présence à ses côtés de personnes en co-action (occupées à la même activité). » selon la définition écrite par l’ouvrage intitulé Psychologie sociale, Tome 1, L’individu et le groupe*.
Pourquoi je vous parle de ça, parce que j’ai toujours pensé et cru que pour avancer, il fallait être accompagné par des professionnels compétents et sympathiques. J’ai même gardé à l’esprit à tort qu’il fallait les payer onéreusement pour être très bien accompagné, pour pouvoir prétendre à des services de qualités. Malheureusement, j’ai payé des personnes hors de prix, qui se disaient professionnels et qui ne l’étaient pas… Des personnes que je pensais sympathiques et humaines mais qui ne l’étaient pas. Elles me faisaient faire des choses qu’elles étaient censées faire elles-mêmes. C’est là que le bât blesse…
Aujourd’hui, je sais que la sympathie et la qualité professionnelle priment… Je sais aussi que j’ai tout mon temps et que je n’ai pas besoin d’engager autant d’argent pour faire des choses que je peux apprendre à faire avec une tierce personne et que je peux donc faire toute seule…
Ce que dit cette facilitation sociale c’est que *« la simple présence d’autrui élèverait le niveau de tension générale de l’organisme, favorisant ainsi l’émission des réponses dominant dans le répertoire comportemental de l’individu. Lors des tâches simples, c’est-à-dire lorsque la réponse dominante a une grande probabilité d’être correcte, la présence d’autrui se traduirait par une amélioration des performances du sujet. »
Mon dernier roman Organique, sortie en janvier 2025, en envisageant de confier sa lecture première à des personnes triées sur le volet, pour avoir un retour constructif donc positif m’a initié à cette solution : la facilitation sociale. Le simple engouement préconisé par cette démarche m’a donné beaucoup d’espoir et d’énergie pour continuer à écrire… à publier…
Bien sûr, les êtres humains sont ce qu’ils sont, multidimensionnels, accaparés par des motivations plus intrinsèques que de lire mon roman… les retours se sont faits rares et les lectures, pour certains n’ont pas abouti… Malgré tout, je garde précieusement en mémoire et en notes les retours des personnes les plus valeureuses et les plus aimantes à mon égard… Et là, mon regard sur le monde change du tout au tout…
Je remercie de toute mon âme toutes celles et ceux qui ont participé à cette facilitation sociale.
Et même si nous sommes préparés à des déceptions,cette énergie dépensée vaut la peine d’être déployée…
Toute ma gratitude à vous « mes valeureux » !
Mon ouvrage intitulé Organique est ici à l’honneur. Il n’attend que vos commandes et vos lectures !
Il y a quelques jours, j’ai rêvé de Jesus Enrique Colombo, un torero vénézuélien. J’ai découvert cet homme à Pampelune, lors de la feria du mois de juillet. Le 14 juillet 2023, je l’ai vu élégant et passionné, prêt à en découdre face aux taureaux présentés. C’était la première fois que j’assistais à un tel spectacle. J’ai été prise d’une telle frénésie que j’ai eu du mal à en redescendre pendant plusieurs jours.
J’ai eu envie d’en découvrir davantage sur cet homme. J’ai donc regardé son identité, ses publications, son site web. J’ai eu le désir de l’approcher de très près et de soulever le mystère humain qui se cachait derrière cette énergie incroyable. Il était là pour lui, pour le public… Il était juste là. Non, je ne suis pas tombée amoureuse de cet homme, je suis juste devenue intriguée par cette émotion qui émanait de cette tradition : la corrida.
Jusque-là, et avant d’habiter dans les Landes, je n’ai jamais pensé assister à une corrida, persuadée de la carence humaine et de la bestialité de ces mœurs latines. Francis Cabrel et sa chanson entrainante répétant en boucle : « Est-ce que ce monde est sérieux ? » m’a immédiatement ralliée à lui, à cette cause de la vie à tout prix.
Je suis arrivée à une période de ma vie où il m’est important de m’ouvrir à ce qui existe déjà, depuis des siècles, et de comprendre, trouver une explication à cette humanité à la fois si paradoxale et si passionnante.
La cruauté des gestes, de l’issue fatale du scénario ne m’a pas échappée. D’ailleurs, j’en ai éprouvé une profonde douleur, et incompréhension de fêter de façon aussi génialissime, et avec autant d’ardeur la mort d’un être vivant. Prise par l’euphorie, l’ambiance festive de cette arène de plus de 19 000 personnes, je me suis libérée de cette torpeur tout doucement… Et la présence « scénique » de Jesus Enrique Colombo est la source de cet engouement.
Alors, je me suis abonnée à son compte instagram, afin de suivre la vie « sociale » d’un torero, ses « habitudes » et ses « penchants ». Ses stories et ses publications surviennent donc automatiquement sur le fil de mon actualité. J’ai alors connaissance des dernières informations, qu’il veut bien communiquer sur son actualité, ses prestations comme sa vie « privée ».
Il parle exclusivement en espagnol. Une langue que je n’ai jamais approché durant toute ma scolarité, préférant l’anglais, l’allemand et l’italien. Je suis donc obligée de passer plus de temps sur son profil, en faisant des captures d’écran pour copier-coller et traduire les termes de son actualité.
Récemment, son père Jesus Colombo a été agressé très sévèrement à la tête. D’abord, j’ai tenté de décrypter le communiqué, passé sur instagram, sans grand succès. Ensuite, j’ai souhaité en savoir un peu plus et j’ai découvert que Jesus Colombo avait été blessé gravement à la tête et envoyé aux urgences. J’ai bien cru que c’était Jesus Enrique Colombo, âgé de 27 ans.
Mon sentiment était si fort que je me suis sentie honteuse de le ressentir. Après tout, je ne connais pas cet homme, il ne fait pas partie de mes proches. Mais le phénomène réseaux sociaux était si intense que je n’ai pas pu réprimer mes émotions mêlées de douleur, d’empathie et de colère contre l’agresseur. Je tentais de rapprocher les images de cet homme majestueux pendant ses exécutions et l’homme inanimé et meurtri. J’ai dû lire plusieurs fois ce communiqué pour découvrir en second lieu que lui et son père avec le même nom et prénom, seul le Enrique différenciait ce jeune torero.
J’ai donc fini par lui écrire un mot de soutien pour son père et lui.
A travers cette expérience, je prends conscience de l’ampleur des conséquences de ces réseaux sociaux sur l’individu. A travers ce que j’ai vécu et ce que j’entends lors des consultations, je sais l’impact phénoménal que cela a sur nos affects.
Je prends donc aujourd’hui du recul, je reste à ma place et je regarde de manière moins fréquente cette actualité virtuelle humaine.
Stefani Germanotta, alias Lay gaga et la cigarette.
Dans son clip, sur la chanson intitulée Die with a smile, elle fume tout en chantant et en dansant, en jouant au piano, du haut de ses 38 ans… Bruno Mars debout avec sa guitare et son micro, sa moustache dans son costume bleu clair et son chapeau blanc de cow-boy chante et joue de complicité avec elle, du hait de ses 39 ans…
Quel message souhaite-t-elle faire passer avec cette cigarette, même floutée au bout de ses lèvres ? La fumée bien apparente, sort de sa bouche comme un anniversaire à fêter.
Lady gaga joue dans un film musical et thriller intitulé Joker : Folie à deux, réalisé par Todd Philipps. Joaquim Phoenix, acteur immense partage avec elle cette folie de la cigarette… Ils fument et fument…
Pour quelles raisons ?
La cigarette symbolise-t-elle la folie ? Un passe-temps, un ami démoniaque, une fumée passée d’une bouche à l’autre, d’un prisonnier malade, amoureux, à sa douce fanatique, menteuse et influenceuse du mal. Ça me rappelle cette tige de spaghetti, qui trouve à ses deux pôles la gueule d’un chien et de son flirt.
Je me suis posée beaucoup de questions sur la leçon transmise par ce scénario. Sont-ils sponsorisés par l’industrie du tabac ? Ce qui est touchant c’est qu’enfin ce bâton est en lien avec ce qu’il peut y avoir de plus obscur en l’homme et la femme et ne trouve plus trace d’héroïsme…
Une suite, avec l’enfant portée par Lee ? Le mal doit-il toujours trouver un éternel recommencement ?
Les suites données à cette élection américaine vont-elles trouver le même dénouement ?
Et si le bien pouvait trouver cet éternel recommencement ? Par quel symbole pourrions-nous passer ?
Toute petite, je l’ai vue fumer cigarette sur cigarette. Les lunettes de soleil sur le nez, elle semblait si classe, aux yeux des autres. Elle ne faisait que simuler, parce que je sais, enfant, au bout de ses mains, ce qu’elle ressentait.
Une rupture amoureuse ? Un conflit amoureux ?
Une souffrance telle, qu’elle en oubliait de me préserver. Sans mot-dire, je savais qu’elle était la plus malheureuse des femmes.
Fumer était-il pour elle une issue ? Aspirer ce produit chimique lui donnait-elle une contenance ? Était-ce une béquille pour tenir debout ? Un signe de sa déchéance pour alerter de ce changement interne ? Savait-elle que c’était mauvais pour la santé ?
En tout cas, elle a cherché à pallier à cette douleur interne…
De ma petite hauteur, je la regardais d’en bas… tentant de discuter avec la vendeuse de journaux du coin… des inconnus… Se livrait-elle ? Non je ne crois pas… Elle parlait certainement de la pluie et du beau temps… Ce que font les gens qui cachent des secrets inavouables ? Ce que font les personnes qui souhaitent se rassurer de leur existence ?
Oui parce qu’aussi intense soit la douleur, l’étape qui s’en suit c’est le sentiment de ne pas exister… Le conflit amoureux ou la rupture amoureuse a le pouvoir de dépeupler le monde… de rendre son existence absurde ou insensée…
N’est-ce pas ?
Je sais qu’elle a vite arrêté de fumer… Parce qu’il est revenu, son amoureux… Tant bien que mal… Mais il était là, et c’est tout ce qui comptait pour elle…
Rien de plus simple que de renouveler le vœu du bonheur de vivre ensemble pour l’éternité, malgré son épouse à lui, malgré son époux à elle… Les deux amants se sont donnés la liberté de se retrouver…Mais à quel prix ?
Et vous, que faites-vous pour pallier à vos émotions les plus douloureuses ?
A 14 ans, je ne me souviens pas comment j’ai pu avoir accès à un paquet de cigarettes. Avec une copine, que j’ai pensé une amie, j’ai fumé la moitié de la boîte en quelques minutes, derrière des poubelles du quartier, loin de mon immeuble. Cette copine, c’est une nana, comme vous avez pu certainement en connaître, un mauvais allié.
Avec elle, j’ai volé des vêtements dans une friperie. J’avoue, elle m’y a poussé. La peur nous a obligé à balancer tout ce tissu sous les escaliers au rez-de-chaussée d’un immeuble, la peur nous a amenées à fuir et donc à être facilement identifiables.
Nous avons été attrapées, et nous avions été obligés de rembourser un prix noté sur un papier avec les vêtements manquants. Le sentiment de honte a pris le dessus, et nous leur avons demandé de rien dire à nos parents.
Je déteste ces deux sentiments : la peur et la honte. L’adrénaline qui nous submergeait pendant le délit, dans l’espoir de ne pas être vues, de chiper des vêtements au hasard n’était pas la meilleure. Et même si je savais que ce n’était pas bien moralement, je l’ai fait. A deux, on semblait déjà très forte pour surmonter cette bêtise.
Cette fille est restée une copine. Ma raison de pré-adolescente n’a pas été assez affûtée pour stopper cette fréquentation. Les projets constructifs comme se lever tôt pour courir ensemble n’ont pas abouti. A deux reprises, et en accord avec elle, je me suis levée à 7h30 du matin, pour nous rejoindre à 8h au bas de mon immeuble. Je guettais par le balcon sa venue.
Elle n’est jamais arrivée. Et quand je lui disais que je l’attendais, elle feintait de ne pas se souvenir de notre accord ou de me dévoiler toute sa faiblesse d’avoir été trop fatiguée pour se lever.
Depuis cette expérience, j’ai refusé de dépendre de qui que ce soit pour pratiquer du sport.
Avec les années, cette même fille, plus âgée que moi rentrait en concurrence physique avec moi. Plus jeune et encore plus vive qu’elle, je courais plus vite qu’elle, je nageais et plongeais bien mieux qu’elle.
Elle ne ratait pas une occasion pour m’humilier devant les autres, allant jusqu’à me pisser dessus à la piscine. Au bord de la piscine, prête à plonger, populaire que j’étais pour mes performances, elle s’amusait à monter sur mon dos et à uriner sur moi, elle a même mis son mollard sur mon cou.
Abasourdie par tant de mesquinerie, je n’ai su que la repousser avec cette envie lui mettre mon poing dans la figure. J’ai fini par trouver la force et la résolution de ne plus jamais entrer en contact avec elle.
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