par Joéline Andriana | Nov 12, 2024 | Ma réalité, Psychologie
A 14 ans, je ne me souviens pas comment j’ai pu avoir accès à un paquet de cigarettes. Avec une copine, que j’ai pensé une amie, j’ai fumé la moitié de la boîte en quelques minutes, derrière des poubelles du quartier, loin de mon immeuble. Cette copine, c’est une nana, comme vous avez pu certainement en connaître, un mauvais allié.
Avec elle, j’ai volé des vêtements dans une friperie. J’avoue, elle m’y a poussé. La peur nous a obligé à balancer tout ce tissu sous les escaliers au rez-de-chaussée d’un immeuble, la peur nous a amenées à fuir et donc à être facilement identifiables.
Nous avons été attrapées, et nous avions été obligés de rembourser un prix noté sur un papier avec les vêtements manquants. Le sentiment de honte a pris le dessus, et nous leur avons demandé de rien dire à nos parents.
Je déteste ces deux sentiments : la peur et la honte. L’adrénaline qui nous submergeait pendant le délit, dans l’espoir de ne pas être vues, de chiper des vêtements au hasard n’était pas la meilleure. Et même si je savais que ce n’était pas bien moralement, je l’ai fait. A deux, on semblait déjà très forte pour surmonter cette bêtise.
Cette fille est restée une copine. Ma raison de pré-adolescente n’a pas été assez affûtée pour stopper cette fréquentation. Les projets constructifs comme se lever tôt pour courir ensemble n’ont pas abouti. A deux reprises, et en accord avec elle, je me suis levée à 7h30 du matin, pour nous rejoindre à 8h au bas de mon immeuble. Je guettais par le balcon sa venue.
Elle n’est jamais arrivée. Et quand je lui disais que je l’attendais, elle feintait de ne pas se souvenir de notre accord ou de me dévoiler toute sa faiblesse d’avoir été trop fatiguée pour se lever.
Depuis cette expérience, j’ai refusé de dépendre de qui que ce soit pour pratiquer du sport.
Avec les années, cette même fille, plus âgée que moi rentrait en concurrence physique avec moi. Plus jeune et encore plus vive qu’elle, je courais plus vite qu’elle, je nageais et plongeais bien mieux qu’elle.
Elle ne ratait pas une occasion pour m’humilier devant les autres, allant jusqu’à me pisser dessus à la piscine. Au bord de la piscine, prête à plonger, populaire que j’étais pour mes performances, elle s’amusait à monter sur mon dos et à uriner sur moi, elle a même mis son mollard sur mon cou.
Abasourdie par tant de mesquinerie, je n’ai su que la repousser avec cette envie lui mettre mon poing dans la figure. J’ai fini par trouver la force et la résolution de ne plus jamais entrer en contact avec elle.
Avez-vous déjà été influencé par une personne obscure ?
Cet article est inspiré de mon ouvrage intitulé : Le jour où j’ai commencé à effacer les ombres.
par Joéline Andriana | Nov 12, 2024 | Ma réalité, Psychologie
La cigarette me rappelle mes 14 ans et ce moment d’expérimentation adolescente, en pleine imitation de certains adultes, sûrs d’eux, plein d’une contenance affirmée avec ce poison au bec. Un phénomène, qui pour être allumé, demande du feu (sacré) et produit de la fumée (magique).
Oui, j’avoue j’ai essayé ça, pour m’en débarrasser une fois pour toute. A cette époque, les publicités étaient autorisées, les films étaient remplis de ces personnes qui pour se détendre ou paraître puissantes s’armaient de ce bâton, souvent accompagnés d’un verre d’alcool. Le café semble également y être associé.
Les bruits du briquet ou de l’allumette frottant sa boîte et de l’apparition de la flamme, du choc de la bouteille sur le verre et de l’écoulement du liquide, trop souvent activés au cinéma ont nourri mon enfance et mon adolescence. Adulte, je comprends mieux qu’une grosse partie de la population y est succombée, pensant à tort résoudre des problèmes d’anxiétés ou d’angoisses.
Pour échapper à toute impulsion et toute tentation, je jette ce paquet au sol. Et je me dis : « si le propriétaire revient sur ses pas, il pourrait le retrouver. Et je reprends ma marche.
Pendant 50 mètres, je me suis étonnée de continuer à penser à cet emballage : « Et si un enfant tombait dessus ? Et si ce paquet contenait de l’argent ? Et si je contribuais moi-même à la dépravation de l’écologie ? Et si je le jetais effectivement dans un bac à tri ? »
Je suis revenue sur mes pas. Je le ramasse à nouveau et je le mets dans ma poche. « Peut-être que je pourrais en fumer une comme ça… »
C’est fou d’avoir eu à penser aussi souvent à ce penchant ! Ai-je besoin de plonger dans un monde encore plus obscur qu’il ne l’est ?
Fièrement, ce paquet dans ma poche du haut, je fais en sorte qu’il ne soit pas visible. Je ne veux clairement pas appartenir à cette communauté de « suicidaires ? », de sent pas bon, d’addict…
Parce que si l’on revient sur les simples descriptions de ce paquet, rien ne pourrait porter à croire que nous deviendrions des consommateurs volontaires.
Qui aurait envie de humer ou d’aspirer du poison ? Qui aurait envie de sentir sur sa bouche, sa peau, ses vêtements, l’odeur de ce produit ? Raisonnablement ? Voyons !
Je décide de m’en affranchir en me disant que je vais en faire quelque chose de constructif, afin de l’écraser dans mes mains et de le balancer dans la benne à ordure. Je me suis donné la liberté d’en faire une œuvre d’art : un soleil avec les barres de tabac collées autour…ou écrire un article inspirant…
Et vous, vous auriez fait quoi et comment ?
Cet article est inspiré de mon ouvrage intitulé : Cette nouvelle vie pourrait avoir plus de sens. Explorez vos infinies possibilités.
par Joéline Andriana | Nov 12, 2024 | Ma réalité, Psychologie
Il paraît que le mois de novembre, c’est le mois sans tabac.
Je trouve un paquet de cigarette sur mon chemin. Curieuse de ce qu’il contenait. Debout, face à ce paquet mi-ouvert, j’ai aperçu des cigarettes, je me suis baissée, je le ramasse. Je l’ouvre et l’envie d’en fumer une sur les six bâtons survient.
Pourquoi ai-je l’envie irrépressible d’en fumer une ? Je ne suis pas fumeuse…
Je regarde cette boîte grise et noire. Une photo d’un enfant tenant une cigarette allumée. Il la regarde avec envie ( ?), habillé d’un polo aux manches longues, au col déboutonné à la cool et bleu. Une posture penchée sur sa droite, la main droite tenant ce bâton incandescent.
Ce contour rouge est orienté vers la bouche fermée, exprimant une moue d’attraction ( ?), le regard baissé. La légende, se trouvant sur le capuchon note : « Les enfants de fumeurs ont plus de risques de devenir fumeurs ».
Cette notification disparaît dès lors que le carton est ouvert, arrachant une étiquette, s’apparentant à un timbre, sur le côté gauche, ne trouvant plus à être fermé en l’absence d’adhésif.
Sous cette légende, il est noté en noir dans un cadre jaune : « Tabac info service vous aide à arrêter de fumer : le site + l’appli + le 39 89 »
Un cadre blanc et gris rappelle le numéro et son service gratuit + prix appel, et tout à droite, un cercle rouge barré avec la silhouette d’une femme enceinte orientée vers l’extérieur et la droite. Une jolie silhouette noire, minuscule, la queue de cheval, le bras en V, simulant une main droite sur la hanche, les formes de ses seins, de son ventre gonflé, de ses fesses…
Surprise de lire et d’observer toutes ces descriptions ambivalentes, si ce n’est contradictoires sur un paquet de cigarettes.
Et ça ne s’arrête pas là. En tournant le paquet, sur le côté gauche, sous ce « timbre déchiré », dans un cadre blanc les mots : « Fumer tue ». Sur le côté droit est inscrit, toujours dans un cadre blanc : « La fumée du tabac contient plus de 70 substances cancérigènes », le code barre est placé au-dessus.
A l’arrière est écrit en plus grands caractères blancs : « Les enfants de fumeurs ont plus de risques de devenir fumeurs », sous la même photo de l’enfant à la peau blanche, la tête coupée à raz des sourcils et des oreilles, laissant percevoir ce regard curieux ( ?) vers ce produit cancérigène.
L’encadrement jaune est remis, cette fois suivi de deux cadres en rouge et en bleu clair, impliquant la protection de l’environnement, et demandant à l’individu de jeter la cigarette terminée dans la poubelle ou dans le cendrier. Il est bien précisé : « FILTRE CONTENANT DU PLASTIQUE », « FILM + PAQUET + PAPIER face à un bac de tri ».
Des animaux sont mis en jeux : dans le cadre rouge, dans un cercle noir barré, quatre doigts et non cinq, un rond formé par le pouce et l’index, simulant le jet d’un projectile, un signe s’apparentant au signe des plongeurs sous-marin (qui indiquent leur bonne situation sous l’eau), ou pour ceux qui ont joué aux billes, le début d’un geste projetant l’objet vers une cible, ici un trou.
Vous trouverez des mains blanches, avec ce qui peut ressembler à la tête d’un lapin, et le mégot déjà en l’air, n’ayant pas encore amorcé une orientation descendante. L’autre image rencontre un mégot déjà immergé dans l’eau d’un océan (?) avec un point noir près du bout allumé, le filtre en-dehors de l’eau et tiré vers le haut à l’arrière.
La tortue, sous l’eau, apparemment, sous sa carapace à cinq écailles. Sa tête semble tomber vers le bas, deux pâtes inégales en taille également.
Quelle symbolique pourriez-vous observer de ces deux images, qui a priori sont simples ?
Le mégot de cigarette pourrait-il flotter dans les airs et dans l’eau ?
Je ne parle pas de la marque de la cigarette apposée sur le devant, sous la photo en couleur de l’enfant, au-dessus et au-dessous du paquet avec les mêmes caractères et sur un support couleur identique, le long de la cigarette et son XXL. Le nombre de cigarettes noté une fois et en tout petit caractère et comble du moderne, cette boîte est estampillée d’un QR code.
Il est important pour moi de bien rédiger toutes ces inscriptions, parce que je ne m’attendais pas à ce qu’un simple paquet de cigarettes soit gratifié de toutes ces nuances et de toutes ces symboliques.
Une fois ramassé, je sens également l’odeur de ce tabac et de ces 70 SUBSTANCES CANCERIGENES…
Vous êtes-vous déjà penché sur un paquet de cigarette ?
Cet article est inspiré de mon ouvrage intitulé : Cette nouvelle vie pourrait avoir plus de sens. Explorez vos infinies possibilités.
par Joéline Andriana | Oct 20, 2021 | Psychologie
Lorsque je parle de croyances, je parle de croyances sociales. Celles-ci sont induites par nos idées, nos valeurs et nos désirs. En matière de relations amoureuses, elles sont déterminantes à la fois avant, pendant et après la rencontre. Qu’est-ce qui fait que nous sommes attirés par un type de personne en particulier ? Des physiologistes vous parleront de phéromones, de phénomènes liés au corps, aux odeurs, à la chimie, pour eux, c’est bio.
Moi, je vais vous parler d’attirance non seulement physique, mais aussi sociale. Lorsque vous prévoyez de rencontrer une personne dans le cadre amoureux, c’est que vous êtes disponible pour vous ouvrir à l’inconnu, enfin, à ce qui changerait de votre quotidien, à ce qui pourrait entrer dans vos critères de séduction. Des critères très cartésiens devenus conscients et manifestement pris au sérieux par les scientifiques. Il suffit de voir le succès apparent d’un programme comme Mariés au premier regard, une émission de téléréalité française diffusée sur M6, fondée sur une série danoise appelée Gift Ved Forste Blik et dérivée de son homologue américain Married at first sight.
Il semble ne rester que la science, des pourcentages de compatibilité pour réunir deux êtres. La confiance en soi que les candidats affichent est défaillante. Les incapacités d’entrer naturellement en lien avec l’autre, les échecs amoureux ont trouvé chez eux des manquements, une estime de soi négative. Sur quoi ces scientifiques pourraient-ils s’appuyer ? Sur les idées, les valeurs, les désirs des candidats, donc sur leurs croyances. Ils pourraient alors partir du principe que si une personne se rapproche de façon considérable des croyances d’une autre personne, elles sont compatibles. Les scientifiques représentés par une psychologue clinicienne et un docteur en psychologie seraient ainsi influencés eux-mêmes par des croyances sociales telles que : – Qui se ressemble s’assemble – Les contraires s’attirent
1. Qui se ressemble s’assemble.
À défaut de se compléter, les partenaires sont susceptibles de fusionner. De partager les mêmes perceptions de la vie, les mêmes activités, les mêmes aliments, les mêmes amis, les mêmes valeurs, les mêmes manières de se comporter en public, les mêmes musiques, les mêmes artistes, les mêmes animaux, les mêmes décors, les mêmes habitudes sexuelles… Les mêmes.
Cela rassure, cela donne un sentiment de sécurité incroyable. Partager des moments à deux avec une personne que l’on ne connaît pas, mais qui nous semble familière. Dans cette optique, il est d’usage d’entendre les personnes dire qu’elles reproduisent le même schéma amoureux. Est-ce qu’il s’agit de les blâmer ? L’excitation d’une nouvelle rencontre laisse place au confort et à l’aisance qu’elle peut procurer. Alors que vous êtes adeptes de la monogamie, il vous serait difficile et presque incompréhensible d’entendre l’autre parler de ses différentes conquêtes, de ses amoureux transis après une étreinte n’égalant aucune des expériences passées. Vous resteriez avec cette personne-là ?
La solitude ou le manque d’estime de soi pourraient vous compromettre dans une relation déficiente. Alors que vous avez vécu la pire histoire avec un parent alcoolique, vous risquez d’être attiré par une personne qui soit a vécu la même histoire, soit est dans une dynamique similaire. Les habitudes culturelles passées peuvent être trompeuses si vous souhaitez atteindre le paroxysme du bonheur à deux. Ce qui est certain, c’est que plus on s’assemble, plus on se ressemble. La proximité serait ainsi le meilleur moyen de trouver des terrains d’entente dans tous les domaines de la vie.
2. Les contraires s’attirent.
Beaucoup s’obstinent à chercher une personne complètement différente. Dans l’idée de vivre autre chose, autrement, dans la croyance obstinée que l’autre pourrait les compléter, les rassurer, accéder à une demande, à une attente, à un manque. L’autonomie affective peut s’en trouver entravée. La dépendance affective, trop souvent citée pour les hypersensibles, les victimes de manipulateurs pervers, peut trouver toute sa place. L’admiration non réciproque peut aussi creuser son tombeau face à une personne de pouvoir.
Il est admis scientifiquement et socialement que les belles femmes sont attirées par les hommes fortunés jouant un rôle prestigieux. Il suffit de voir Lady Diana et le prince Charles, et toutes les histoires similaires. Le rêve du prince charmant qui vient sauver sa princesse de ses failles sociales, psychologiques reste une croyance incontestable. Cette dernière est pourtant décriée et détestée par les plus ferventes féministes. Le rêve d’une belle femme, proche des critères de « Miss Univers » est appétissant pour les hommes habitués à ce genre d’image, et devient malheureusement de plus en plus populaire. « Une étrange illusion (…) de supposer que la beauté est la bonté », selon Léon Tolstoï (1828-1910), écrivain russe.
Ce qui est certain, c’est que les contraires s’opposent aussi dans leurs opinions, leurs valeurs, leurs désirs. Ce qui est certain, c’est qu’on est plus susceptible d’aimer ceux qui nous aiment. Ce qui est certain, c’est que plus on aime une personne et plus on la trouve belle. « Ce qui détermine dès le début notre sympathie envers une personne ─ la proximité, la ressemblance et le fait d’être aimé ─ influence le développement à long terme de nos relations. Les premières impressions des couples qui se fréquentent peuvent donc prédire leur avenir à long terme. Elles sont ainsi importantes et prophétiques », selon Jan Hendrik van den Berg (1914-2012), psychiatre néerlandais.
En conséquence, en quoi croyez-vous absolument ? Si c’est en l’amour, je vous propose de vous aimer de façon inconditionnelle afin de trouver en vous-même cette possibilité d’être en harmonie avec l’autre. Parce que l’amour est inhérent à l’être humain, nous serions enclins à plonger dans la passion amoureuse, pour sûr à la fois excitante et aliénante. Découvrez ce schéma créé par Robert Sternberg (1949 -), psychologue américain, et voyez vers quel type d’amour vous souhaitez vous orienter. Croire au parfait amour est vraiment tentant, non ?! L’essentiel n’est-il pas juste d’être heureux ? 
Cet article a inspiré mes ouvrages intitulés Le couleur des émotions et Le jour où j’ai commencé à effacer les ombres.
A bientôt.
Joéline Andriana, Docteur en psychologie, auteur et conférencier. https://joelineandriana-auteur.com.
Vous trouverez d’autres articles sur mon site web: https://joelineandriana.com.
par Joéline Andriana | Oct 20, 2021 | Psychologie
En quoi est-ce utile pour toutes et tous même si on n’a pas l’impression d’en avoir besoin ?
Commençons par une définition simple de ce qu’est la consultation psychologique. La psychologie est l’étude scientifique des phénomènes psychiques, c’est-à-dire relevant de l’esprit et de la pensée chez l’être vivant supérieur, humain ou animal, conscient de son existence. Les experts dans ce domaine détiennent la capacité de comprendre les comportements, les sentiments, les réactions d’autrui, et particulièrement les émotions. Vous aurez remarqué que certaines séries proposées actuellement à la télévision comme En Thérapie, adaptation française de la série israélienne BeTipul et de la série américaine In Treatment semblent remettre au goût du jour la nécessité de consulter un psy. Rassurez-vous, la plupart des scènes ne reflètent pas la réalité d’un cabinet en psychologie.
Je suis docteur en psychologie et je pratique dans mon cabinet depuis plus de dix ans. Je reçois des femmes, des hommes, mais surtout des femmes. À croire que faire une thérapie, c’est féminin et bio. Certainement ! Mais les hommes s’activent à se prendre en charge, plutôt que de laisser cette tâche à leur épouse ou à leur mère. Une prise en charge émotionnelle. Oui, Messieurs, parce que les émotions n’appartiennent pas uniquement à la gent féminine. Et la différence réside dans la manière dont chacun souhaite les gérer. Oui, parce que les émotions se gèrent aussi.
Les émotions sont une réaction affective qui se manifeste par divers troubles physiologiques. La psyché et le corps sont donc en lien étroit. Par conséquent, il est primordial de les harmoniser pour rester en bonne santé.
Trois raisons principales pourraient vous amener à consulter au moins une fois un psy, même si vous n’en ressentez pas réellement le besoin :
1. Faire un bilan contextuel ou situationnel ;
2. S’équilibrer ;
3. Se connaître.
1. Consulter un psy pour faire un bilan situationnel ou contextuel.
Et même si vous avez l’impression de ne pas avoir besoin de consulter un psy, il semble important de faire un petit bilan situationnel ou contextuel, pour savoir où vous en êtes dans votre vie, de vos relations amicales, amoureuses, familiales. Votre vie prend-elle le sens que vous vous êtes donné jusque-là ?
Consulter un psy, c’est déjà un signe de bonne santé mentale. C’est un changement considérable dans la vie d’une personne. La personne devient un patient lorsqu’elle se présente à moi. Patient compris comme malade, sujet, client ou cas et également calme, doux, tolérant, persévérant. Malade parce que souffrant, mal en point, fatigué ou incommodé. Soit dit en passant, quel que soit le genre de patient que vous serez, cela ne vous fera que du bien de consulter.
2. Consulter un psy, c’est s’équilibrer.
J’entends encore dire : « Je ne suis pas fou ou folle ! » lorsqu’il est conseillé de passer le pas de la porte d’un psy. Déjà, le penser laisse supposer une confusion de l’esprit qui pousse à consulter. Sachez-le ! C’est juste sain, très sain de penser se livrer, se confier, se regarder en face, se délivrer de certains maux, d’énormément de sentiments négatifs… Joseph Murphy (1898-1981), docteur en philosophie américain, disait : « Souvenez-vous que c’est le monde intérieur (…), vos pensées, vos sentiments, vos images mentales qui créent votre monde extérieur. »
Il arrive aussi que des douleurs corporelles accompagnent ces émotions négatives, ces blocages internes. Le mieux est de suivre les préceptes de Giorgio Nardone (1958-), psychothérapeute italien : « Pour modifier une situation, nous devons l’empêcher de perdurer, car nous n’avons aucun pouvoir sur un processus de construction qui s’est produit dans le passé. » Un psy peut alors vous accompagner tranquillement.
Ce qui bouscule vous plonge dans le doute et vous déséquilibre. Et c’est normal ! Consultez ! Vous irez bien plus vite et de façon plus efficace vers un rééquilibrage plein et entier. C’est Bruno Bettelheim (1903-1990), psychologue américain, qui écrivait : « l’épanouissement dépend d’un équilibre subtil entre les aspirations de l’individu, les exigences légitimes de la société et la nature humaine ».
3. Consulter un psy, c’est se connaître.
Consulter, c’est passer un palier pour celui ou celle qui s’anime dans la recherche du progrès. Ce n’est pas vital, mais c’est alléchant. Le thérapeute est là pour guider, le patient peut être là pour se laisser guider. Si le patient se confronte au thérapeute, il y trouvera sa manière de se positionner face au monde. Un simple mécanisme de défense qui le bloque et l’enracine dans ses schémas passés. Prendre conscience de ce simple mécanisme de défense est déjà une étape importante. Et que fait-on de cette prise de conscience, me direz-vous ? On en fait quelque chose de constructif. On change nos comportements, nos perceptions de ce que nous sommes, nos perceptions de ce passé et ainsi on trouve à progresser. L’évolution semble inhérente à l’être humain, s’il ne se sent pas progresser, il peut mourir.
En conclusion, que vous soyez persuadé ou non qu’il est bon d’aller consulter un psy, après cette brève démonstration, je vous souhaite de vous sentir libre de vous faire du bien.
Vous pouvez me retrouver sur mon site web : joelineandriana-auteur.com, parce que grâce à ces consultations psy, j’ai pu réaliser mon rêve de petite fille : être auteur. J’ai écrit cinq romans, un recueil de nouvelles et un livre de psychologie intitulé Cette nouvelle vie pourrait avoir plus sens. Explorez vos infinies possibilités.