La facilitation sociale et Organique.

La facilitation sociale et Organique.

La facilitation sociale.

« Le terme de facilitation sociale renvoie au fait que les performances d’un individu à une tâche sont améliorées par la présence à ses côtés de personnes en co-action (occupées à la même activité). » selon la définition écrite par l’ouvrage intitulé Psychologie sociale, Tome 1, L’individu et le groupe*.

 

Pourquoi je vous parle de ça, parce que j’ai toujours pensé et cru que pour avancer, il fallait être accompagné par des professionnels compétents et sympathiques. J’ai même gardé à l’esprit à tort qu’il fallait les payer onéreusement pour être très bien accompagné, pour pouvoir prétendre à des services de qualités. Malheureusement, j’ai payé des personnes hors de prix, qui se disaient professionnels et qui ne l’étaient pas… Des personnes que je pensais sympathiques et humaines mais qui ne l’étaient pas. Elles me faisaient faire des choses qu’elles étaient censées faire elles-mêmes. C’est là que le bât blesse…

Aujourd’hui, je sais que la sympathie et la qualité professionnelle priment… Je sais aussi que j’ai tout mon temps et que je n’ai pas besoin d’engager autant d’argent pour faire des choses que je peux apprendre à faire avec une tierce personne et que je peux donc faire toute seule…

Ce que dit cette facilitation sociale c’est que *« la simple présence d’autrui élèverait le niveau de tension générale de l’organisme, favorisant ainsi l’émission des réponses dominant dans le répertoire comportemental de l’individu. Lors des tâches simples, c’est-à-dire lorsque la réponse dominante a une grande probabilité d’être correcte, la présence d’autrui se traduirait par une amélioration des performances du sujet. »

Mon dernier roman Organique, sortie en janvier 2025, en envisageant de confier sa lecture première à des personnes triées sur le volet, pour avoir un retour constructif donc positif m’a initié à cette solution : la facilitation sociale. Le simple engouement préconisé par cette démarche m’a donné beaucoup d’espoir et d’énergie pour continuer à écrire… à publier…

Bien sûr, les êtres humains sont ce qu’ils sont, multidimensionnels, accaparés par des motivations plus intrinsèques que de lire mon roman… les retours se sont faits rares et les lectures, pour certains n’ont pas abouti… Malgré tout, je garde précieusement en mémoire et en notes les retours des personnes les plus valeureuses et les plus aimantes à mon égard… Et là, mon regard sur le monde change du tout au tout…

Je remercie de toute mon âme toutes celles et ceux qui ont participé à cette facilitation sociale.

Et même si nous sommes préparés à des déceptions, cette énergie dépensée vaut la peine d’être déployée

Toute ma gratitude à vous « mes valeureux » !

Mon ouvrage intitulé Organique est ici à l’honneur. Il n’attend que vos commandes et vos lectures !

Vous trouverez également de nombreux articles sur mon site web : https://joelineandriana.com.

A bientôt !

Joéline ANDRIANA.

Docteur en Psychologie. Auteur et conférencier (she/her).

Conclave.

Conclave.

 

Conclave (2024) avec Ralph Fiennes, l’un de mes acteurs fétiches. Je l’ai découvert prodigieux dans le film intitulé The Reader. Le film Conclave est réalisé par Edward berger. Je désirais qu’il soit réalisé par une femme, tellement les scènes étaient stupéfiantes de vérité, décortiquées à souhait, et remplies d’une empathie et d’une tolérance illimitée pour l’être humain.

Ralph Fiennes incarne le cardinal Lawrence le doyen des cardinaux, chargé par le pape fraichement décédé d’administrer le conclave pour le vote à huis clos du nouveau pape.

Entre enquêtes et discrédits, le cardinal Benitez a été ordonné par le pape l’année précédente. Ce cardinal Benitez est incarné par un acteur inconnu pour moi Carlos Diehz.

Tout le long du film, nous assistons à toutes les vanités et les ambitions humaines, qui poussent à des actes peu enviables. Le réalisateur met le doigt sur des réalités humaines : les cardinaux sont des êtres humains remplis d’émotions et de sentiments, perfectibles et non parfaits. Cela fait du bien de le rappeler.

La phrase prononcée par le cardinal Benitez me revient en mémoire : « Je sais que trop bien ce que c’est que de vivre entre les certitudes du monde ». Les mots sont forts et profonds, soutenus et efficaces.

Il est aussi à rappeler que nous ne naissons pas tous avec un unique sexe, certaines personnes naissent avec deux sexes, un pénis et des ovaires… avec des chromosomes qui disent d’elles qu’elles sont des femmes ou des hommes… Ce qui ouvre la perspective à la plus grande tolérance qui soit. Parce qu’il n’y rien de pire que l’ignorance… L’ignorance est l’amie de la barbarie… L’ignorance est l’ennemie de l’humanité…

L’ouverture d’esprit déployée par ce film est d’une magnificence indescriptible, d’une puissance vibratoire intense.

Les personnage Vincent Benitez dit Innocentes XI, cardinal mexicain exerçant à Kaboul en Afghanistan, au Congo et Bagdad, a ouvert un hospice pour les femmes victimes de violences.

Tout dans ce film m’anime et ouvre les yeux sur la lumière que peut être ce monde. J’avoue qu’il fait énormément de bien à l’esprit et au corps, au cœur et à l’âme.

Cet article est un hommage vibrant à la paix et à la résistance.

Mes ouvrages intitulés La couleur des émotions et Le jour où j’ai commencé à effacer les ombres peuvent se rapprocher de cette recherche de paix et de résistance.

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A bientôt !

Joéline ANDRIANA.

Docteur en Psychologie. Auteur et conférencier (she/her).

Théorie de l’inoculation.

Théorie de l’inoculation.

Vous connaissez cette théorie ? Elle fait partie d’une possibilité de comprendre la manière dont nous pouvons résister à la persuasion.

Le principe est simple :

« McGuire (1964) développa l’idée que, de la même façon qu’il est possible de stimuler les défenses d’un organisme contre un virus, en lui injectant un virus similaire, mais affaibli, il est possible de stimuler la résistance d’une personne à une tentative de persuasion, en la mettant en contact avec une forme atténuée de l’argumentaire employé par ceux qui tenteront, ultérieurement, de la convaincre.

Une seconde stratégie consisterait à « doper » le système immunitaire à l’aide de vitamines ; cette voie prouve son pendant dans le champ de la persuasion, au travers des stratégies, dites de soutien, où l’on fournit à l’individu les contre-arguments qu’il pourra opposer aux arguments de ceux qui tenteront de le persuader. Cette analogie entre immunisation biologique et résistance à la persuasion fonde la théorie de l’inoculation (McGuire, 1964). » (Psychologie sociale, Tome 1. L’individu et le groupe. Ouvrage dirigé par P. Gosling)

Ça vous parle ?

Vous saviez aussi que « les plus grandes avancées dans la découverte des processus de résistance à la persuasion ont été réalisées durant une période particulière de notre histoire : la guerre froide. Le monde se divisait alors en deux blocs. Chacun avait le double souci à la fois de s’assurer une emprise sur les idées des populations du bloc rival et de protéger sa population contre les tentatives de propagande de l’adversaire. » (Psychologie sociale, Tome 1. L’individu et le groupe. Ouvrage dirigé par P. Gosling)

L’actualité médiatique semble être restée dans ce double souci. Vous sentez-vous manipulé ? Et si c’est le cas, pensez-vous pouvoir résister à cette manipulation ? De quelle manière ?

Êtes-vous certain que ce que vous croyez vient bien de vous ?

Cet article a pour but de sortir des sentiers battus et d’amener le lecteur à réfléchir sur ses croyances et ses conditions de vie, ses influences et ses convictions. Et Ainsi trouver soit une cohérence soit un équilibre entre ce qu’il est et ce qu’il veut devenir. Et finalement prendre du recul et de la hauteur sur ce qui est répandu dans les médias, sur les réseaux sociaux…

Cet article est inspiré de mon ouvrage intitulé :  Cette nouvelle vie pourrait avoir plus de sens. Explorez vos infinies possibilités.

 

Vous trouverez des articles sur la psychologie sur mon site https://joelineandriana.com.

A bientôt !

Joéline ANDRIANA

Docteur en psychologie – auteur et conférencier.

Chevalier.

Chevalier.

 

Film

Chevalier (2022), réalisé par Stephen Williams, avec Kelvin Harrison Jr.

Ce film narre la vie de Joseph Bologne (1745-1899), l’un des premiers musiciens classiques noirs français. Je me suis surprise à aimer ce scénario, qui est inspiré de son histoire.

Ce qui m’a le plus marquée, et si cela a bien existé, ce sont ses origines, ce déracinement de son pays natal, et de sa maman. Orienté, guidé ou plus exactement poussé à devenir excellent dans les domaines tels que le violon et l’escrime, Joseph Bologne se fait rapidement remarquer et montre une audace hors norme. Au point d’être repéré par la reine Marie-Antoinette d’Autriche et nommé au grade de Chevalier de Saint-George, d’après le scénario du film.

D’après l’histoire de France, Joseph Bologne est né d’un père Colon et d’une mère esclave Gaudeloupéenne Nanon.

Le récit de cet homme est assez stupéfiant. En tant que Docteur en Psychologie, je salue sa détermination et son talent, la manière dont il a donné un sens très fort à sa vie. Plongé dans l’ambivalence de cultures, dans le métissage forcé et voué à rien de mieux que l’identité et les conditions dans lesquelles il s’est senti certainement emprisonné.

Tout ceci pose la question de l’esclavage, de l’histoire des colonies et des barbaries que cela imposait. Tout ceci pose également la question de l’égalité entre tous les humains, et de la fraternité dont il a fallu faire preuve pour dénouer et démolir tout asservissement à la fois physique et psychique.

Il est la preuve humaine et historique que les possibilités sont infinies, et qu’il s’agit d’une rage interne folle pour se défaire de toute aliénation. Je suis ravie de l’avoir découvert à travers ce film produit par la BBC. Et peu importe si les informations ne sont pas exactes ou sont approximatives ou créées, ce fut un bon moment d’émotions.

Moi-même « femme de couleur », je suis touchée par la manière dont les anglais ont réussi à sublimer un tel destin.

J’ignore quel genre d’homme il a pu être, mais je sais qu’aujourd’hui il peut incarner une forme d’espoir et d’héroïsme pour la jeune génération, se battant pour ses convictions et pour son génie.

Certes, nous ne sommes pas tous nés dans une famille riche, et nous pourrions penser que ces privilèges pour développer nos facultés n’appartiennent qu’à une certaine caste.

Je sais, de source sûre qu’il est possible de se détacher de toute forme de subordination familiale, sociale ou économique afin de s’accomplir personnellement et professionnellement.

Vous trouverez sa bibliographie sur ce lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Bologne_de_Saint-George

Cet article est dédié à la liberté d’être et à la possibilité de devenir qui nous voulons être.

Mes ouvrages intitulés La couleur des émotions et Le jour où j’ai commencé à effacer les ombres peuvent se rapprocher de cette volonté d’exister, juste d’exister.

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A bientôt !

Joéline ANDRIANA.

Docteur en Psychologie. Auteur et conférencier (she/her).

Jesus Enrique Colombo.

Jesus Enrique Colombo.

Jesus Enrique Colombo, torero vénézuélien.

 

Il y a quelques jours, j’ai rêvé de Jesus Enrique Colombo, un torero vénézuélien. J’ai découvert cet homme à Pampelune, lors de la feria du mois de juillet. Le 14 juillet 2023, je l’ai vu élégant et passionné, prêt à en découdre face aux taureaux présentés. C’était la première fois que j’assistais à un tel spectacle. J’ai été prise d’une telle frénésie que j’ai eu du mal à en redescendre pendant plusieurs jours.

 

J’ai eu envie d’en découvrir davantage sur cet homme. J’ai donc regardé son identité, ses publications, son site web. J’ai eu le désir de l’approcher de très près et de soulever le mystère humain qui se cachait derrière cette énergie incroyable. Il était là pour lui, pour le public… Il était juste là. Non, je ne suis pas tombée amoureuse de cet homme, je suis juste devenue intriguée par cette émotion qui émanait de cette tradition : la corrida.

 

Jusque-là, et avant d’habiter dans les Landes, je n’ai jamais pensé assister à une corrida, persuadée de la carence humaine et de la bestialité de ces mœurs latines. Francis Cabrel et sa chanson entrainante répétant en boucle : « Est-ce que ce monde est sérieux ? » m’a immédiatement ralliée à lui, à cette cause de la vie à tout prix.

 

Je suis arrivée à une période de ma vie où il m’est important de m’ouvrir à ce qui existe déjà, depuis des siècles, et de comprendre, trouver une explication à cette humanité à la fois si paradoxale et si passionnante.

 

La cruauté des gestes, de l’issue fatale du scénario ne m’a pas échappée. D’ailleurs, j’en ai éprouvé une profonde douleur, et incompréhension de fêter de façon aussi génialissime, et avec autant d’ardeur la mort d’un être vivant. Prise par l’euphorie, l’ambiance festive de cette arène de plus de 19 000 personnes, je me suis libérée de cette torpeur tout doucement… Et la présence « scénique » de Jesus Enrique Colombo est la source de cet engouement.

 

Alors, je me suis abonnée à son compte instagram, afin de suivre la vie « sociale » d’un torero, ses « habitudes » et ses « penchants ». Ses stories et ses publications surviennent donc automatiquement sur le fil de mon actualité. J’ai alors connaissance des dernières informations, qu’il veut bien communiquer sur son actualité, ses prestations comme sa vie « privée ».

 

Il parle exclusivement en espagnol. Une langue que je n’ai jamais approché durant toute ma scolarité, préférant l’anglais, l’allemand et l’italien. Je suis donc obligée de passer plus de temps sur son profil, en faisant des captures d’écran pour copier-coller et traduire les termes de son actualité.

 

Récemment, son père Jesus Colombo a été agressé très sévèrement à la tête. D’abord, j’ai tenté de décrypter le communiqué, passé sur instagram, sans grand succès. Ensuite, j’ai souhaité en savoir un peu plus et j’ai découvert que Jesus Colombo avait été blessé gravement à la tête et envoyé aux urgences. J’ai bien cru que c’était Jesus Enrique Colombo, âgé de 27 ans.

 

Mon sentiment était si fort que je me suis sentie honteuse de le ressentir. Après tout, je ne connais pas cet homme, il ne fait pas partie de mes proches. Mais le phénomène réseaux sociaux était si intense que je n’ai pas pu réprimer mes émotions mêlées de douleur, d’empathie et de colère contre l’agresseur. Je tentais de rapprocher les images de cet homme majestueux pendant ses exécutions et l’homme inanimé et meurtri. J’ai dû lire plusieurs fois ce communiqué pour découvrir en second lieu que lui et son père avec le même nom et prénom, seul le Enrique différenciait ce jeune torero.

 

J’ai donc fini par lui écrire un mot de soutien pour son père et lui.

 

A travers cette expérience, je prends conscience de l’ampleur des conséquences de ces réseaux sociaux sur l’individu. A travers ce que j’ai vécu et ce que j’entends lors des consultations, je sais l’impact phénoménal que cela a sur nos affects.

 

Je prends donc aujourd’hui du recul, je reste à ma place et je regarde de manière moins fréquente cette actualité virtuelle humaine.

 

Et vous, vous en êtes où ?

 

Cet article est inspiré de mes ouvrages : Les filles touchent l’eau et les garçons voient une étoile filante, et Je suis une femme et j’ai 30 ans.

 

Vous trouverez également des articles sur la psychologie sur mon site web : https://joelineandriana.com.

 

A bientôt.

 

Joéline ANDRIANA.

Docteur en Psychologie et Auteur.

 

 

La persuasion 2.

La persuasion 2.

Pour compléter le premier article intitulé La persuasion, voici le deuxième modèle appelé modèle heuristique-systématique (HSM).

« Selon Chaiken et ses collègues (Chaiken, 1980 ; Chaiken et al., 1989 ; Chaiken & Stangor, 1987 ; Eagly & Chaiken, 1984), les sujets peuvent chercher à obtenir une attitude valide en traitant l’information persuasive de manière « systématique » ou de manière                      « heuristique ».

Le « traitement systématique » est conçu comme le traitement par « voie centrale » défini par Petty et al. (1986).

Le « traitement heuristique » de l’information est défini comme « un mode de traitement plus limité qui nécessite moins d’efforts et de capacités que le traitement systématique. Lorsqu’ils traitent l’information de manière heuristique, les gens centrent leur attention sur une partie de l’information disponible qui lui permet d’utiliser des règles inférentielles simples, des schémas, ou des heuristiques cognitives pour formuler leurs jugements » (Chaiken et al., 1989).

Ce type de traitement renvoie donc à une variété beaucoup moins importante de processus que la « voie périphérique » du ELM. Dans ce cadre, les « heuristiques » sont définies comme des règles d’inférence stockées en mémoire comme les autres structures de connaissance et apprises au cours de l’existence. Des existences de telles règles sont « il faut faire confiance aux experts » ou « la longueur d’une argumentation implique sa force », et les indices heuristiques permettant l’utilisation de ces règles : respectivement, le degré d’expertise perçu de la source et la taille du message.

Selon le HSM, les sujets privilégient généralement le traitement heuristique pour atteindre une attitude valide avec un moindre coût cognitif. Toutefois, si les sujets ne sont pas suffisamment sûrs de leurs jugements, ils peuvent s’engager dans un traitement plus systémique jusqu’à ce que le niveau de confiance soit jugé acceptable. Ce processus est appelé « principe de suffisance » dans le HSM. Réciproquement, des sujets engagés dans un traitement systémique peuvent utiliser des indices heuristiques lorsque ce traitement ne leur apporte pas un degré suffisant de confiance en leurs jugements. »

Alors, faites-vous confiance en votre jugement ? Et comment faites-vous ?

Cet article est inspiré de mon ouvrage intitulé Cette nouvelle vie pourrait avoir plus de sens. Explorez vos infinies possibilités.

 

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A bientôt !

Joéline ANDRIANA

Docteur en psychologie, auteur et conférencier (She/her).

 

 

Le bleu du caftan.

Le bleu du caftan.

Le bleu du caftan est un film réalisé par Myriam Touzani et sorti en 2023. J’y fait référence tout d’abord parce que j’ai été séduite par la manière dont le sujet de l’identité sexuelle est abordée.

Elle traite de l’homosexualité d’un maître ouvrier couturier Hakim, marié à Mina depuis des années. Hakim va au hammam pour assouvir ses besoins sexuels. Son apprenti Youssef tombe amoureux de lui et l’aide au quotidien jusqu’à la mort de sa femme.

Mina a subi une mastectomie du sein gauche due à un cancer.

Hakim coud un caftan bleu pétrole et cousu au fil d’or, destiné à une acheteuse. Il finit par le dédier à sa femme, l’y enveloppant pour ses funérailles.

Bien sûr, je ne peux pas énoncer ce scénario de façon aussi voluptueuse que ce que la réalisatrice offre. Avec beaucoup de beauté et de tendresse, elle trace le portrait de ces trois personnages, avec beaucoup d’âpreté, elle dénoue les principes patriarcaux de la société marocaine sous couvert du secret.

Les silences, les dialogues sont assez subtils et relèvent d’une majestueuse manipulation des émotions et des sentiments, à travers les gestes, les regards, et les non-dits.

Cet article est dédié à la liberté d’être au moins dans son cercle intime.

Mes ouvrages intitulés La couleur des émotions et Le jour où j’ai commencé à effacer les ombres peuvent se rapprocher de cette volonté de pointer des émotions et des sentiments à protéger afin de se sentir exister.

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A bientôt !

Joéline ANDRIANA.

Docteur en Psychologie et auteur.

 

 

 

La Persuasion.

La Persuasion.

Dans mon travail et dans ma condition d’être humaine, je suis confrontée à la possibilité soit de persuader une personne de prendre soin d’elle-même et à mes propres certitudes, qui trouvent souvent à être remises en question, m’interrogeant sur les raisons pour lesquelles certaines personnes sont si attirées par le côté « obscur » ou « négatif » de leur personnalité. J’y mets des guillemets parce que ce n’est pas un jugement de valeur, la définition étant une inclination à la destruction, l’auto-sabotage, à la mort…

 

Alors, en lisant ce passage sur les deux modèles de persuasion, tiré de l’ouvrage coordonné par P. Gosling, (non, ce n’est pas l’acteur américain) intitulé Psychologie sociale, Tome 1. L’individu et le groupe, voilà ce qui en ressort :

 

Dans le « modèle de la probabilité d’élaboration » (ELM), selon Petty & Cacioppo (1986), une attitude valide peut être atteinte selon deux voies : une voie « centrale » et une voie « périphérique ».

 

La persuasion par « voie centrale » renvoie à l’adoption d’une attitude qui résulte d’un examen attentif des arguments disponibles en faveur (ou en défaveur) d’une position. Les gens créent de nouveaux arguments et intègrent certains des arguments présentés dans une structure de croyance en rapport avec l’objet d’attitude (ils « élaborent » les messages). Un tel traitement de l’information nécessite que les gens soient fortement motivés et disposent de capacités cognitives suffisantes. Les attitudes formées à partir d’un tel traitement seront stables dans le temps, prédictives du comportement futur des individus.

 

La persuasion par « voie périphérique » renvoie à l’adoption d’une attitude sans que cela nécessite de la part des individus un traitement approfondi des arguments présentés. Petty et Cacioppo placent sous cette appellation tous les changements d’attitude obtenus sans élaboration du message persuasif, c’est-à-dire aussi bien ceux renvoyant au conditionnement classique ou opérant, que les changements d’attitude basés sur l’identification, ou encore le traitement heuristique tel qu’il est défini par Chaiken et ses collègues.

 

Ce type de traitement du message persuasif apparaît lorsque les gens ne sont pas suffisamment motivés pour traiter les arguments de manière approfondie, et/ou ne disposent pas des ressources cognitives nécessaires à un tel traitement.

 

Un autre facteur important du changement d’attitude dans le ELM concerne les connaissances intégrées sur l’objet d’attitude. Plus ils disposent de connaissances intégrées sur un objet d’attitude et moins ils seront sensibles à des tentatives de contre-persuasion. »

 

Saviez-vous que ce modèle existait ? Êtes-vous en mesure de vous situer à travers ces descriptions ?

 

Rendez-vous dans l’autre article intitulé La persuasion 2, pour découvrir le deuxième modèle dit heuristique-systématique (HSM).

 

Cet article est inspiré de mon ouvrage : Cette nouvelle vie pourrait avoir plus de sens. Explorez vos infinies possibilités.

 

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A bientôt !

 

Joéline ANDRIANA

Docteur en psychologie, auteur et conférencier (She/her).

 

 

 

 

Le mois sans tabac 5.

Le mois sans tabac 5.

 

Stefani Germanotta, alias Lay gaga et la cigarette.

 

Dans son clip, sur la chanson intitulée Die with a smile, elle fume tout en chantant et en dansant, en jouant au piano, du haut de ses 38 ans… Bruno Mars debout avec sa guitare et son micro, sa moustache dans son costume bleu clair et son chapeau blanc de cow-boy chante et joue de complicité avec elle, du hait de ses 39 ans…

 

Quel message souhaite-t-elle faire passer avec cette cigarette, même floutée au bout de ses lèvres ? La fumée bien apparente, sort de sa bouche comme un anniversaire à fêter.

 

Lady gaga joue dans un film musical et thriller intitulé Joker : Folie à deux, réalisé par Todd Philipps. Joaquim Phoenix, acteur immense partage avec elle cette folie de la cigarette… Ils fument et fument…

 

Pour quelles raisons ?

 

La cigarette symbolise-t-elle la folie ? Un passe-temps, un ami démoniaque, une fumée passée d’une bouche à l’autre, d’un prisonnier malade, amoureux, à sa douce fanatique, menteuse et influenceuse du mal. Ça me rappelle cette tige de spaghetti, qui trouve à ses deux pôles la gueule d’un chien et de son flirt.

 

Je me suis posée beaucoup de questions sur la leçon transmise par ce scénario. Sont-ils sponsorisés par l’industrie du tabac ? Ce qui est touchant c’est qu’enfin ce bâton est en lien avec ce qu’il peut y avoir de plus obscur en l’homme et la femme et ne trouve plus trace d’héroïsme…

 

Une suite, avec l’enfant portée par Lee ? Le mal doit-il toujours trouver un éternel recommencement ?

 

Les suites données à cette élection américaine vont-elles trouver le même dénouement ?

 

Et si le bien pouvait trouver cet éternel recommencement ?  Par quel symbole pourrions-nous passer ?

 

 

Cet article est inspiré de mon ouvrage : La couleur des émotions.

Le mois sans tabac 4.

Le mois sans tabac 4.

 

La tabac, la cigarette me rappelle ma mère.

 

Toute petite, je l’ai vue fumer cigarette sur cigarette. Les lunettes de soleil sur le nez, elle semblait si classe, aux yeux des autres. Elle ne faisait que simuler, parce que je sais, enfant, au bout de ses mains, ce qu’elle ressentait.

 

Une rupture amoureuse ? Un conflit amoureux ?

 

Une souffrance telle, qu’elle en oubliait de me préserver. Sans mot-dire, je savais qu’elle était la plus malheureuse des femmes.

 

Fumer était-il pour elle une issue ? Aspirer ce produit chimique lui donnait-elle une contenance ? Était-ce une béquille pour tenir debout ? Un signe de sa déchéance pour alerter de ce changement interne ? Savait-elle que c’était mauvais pour la santé ?

 

En tout cas, elle a cherché à pallier à cette douleur interne…

 

De ma petite hauteur, je la regardais d’en bas… tentant de discuter avec la vendeuse de journaux du coin… des inconnus… Se livrait-elle ? Non je ne crois pas… Elle parlait certainement de la pluie et du beau temps… Ce que font les gens qui cachent des secrets inavouables ? Ce que font les personnes qui souhaitent se rassurer de leur existence ?

 

Oui parce qu’aussi intense soit la douleur, l’étape qui s’en suit c’est le sentiment de ne pas exister… Le conflit amoureux ou la rupture amoureuse a le pouvoir de dépeupler le monde… de rendre son existence absurde ou insensée…

 

N’est-ce pas ?

 

Je sais qu’elle a vite arrêté de fumer… Parce qu’il est revenu, son amoureux… Tant bien que mal… Mais il était là, et c’est tout ce qui comptait pour elle…

 

Rien de plus simple que de renouveler le vœu du bonheur de vivre ensemble pour l’éternité, malgré son épouse à lui, malgré son époux à elle… Les deux amants se sont donnés la liberté de se retrouver…Mais à quel prix ?

 

Et vous, que faites-vous pour pallier à vos émotions les plus douloureuses ?

 

Cet article est inspiré de mon ouvrage intitulé : Ekéna, l’enfant de l’amour.

 

 

 

 

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