Je m’appelle Zina et j’ai trente ans. Il y a quelques mois, j’ai rencontré un homme via les sites de rencontres amoureuses. « Amoureuses » est un bien grand mot vu les pulsions sexuelles qui s’y meuvent. Consciente de cet état de fait après quelques semaines de dialogues, le plus souvent avortés, incompréhensibles… J’avais l’impression de n’attirer que des goujats. Serait-ce ma photo ? Pourtant, elle est assez simple. Elle me montre de face et de profil, un peu comme ces photos de gendarmes qui prennent vos empreintes après un délit. Sans sourire, si vous voyez ce que je veux dire. En pleine découverte de soi, d’essai d’attraction. Je reste moi-même, simplement malhabile, mal habituée à ces réseaux sociaux. Ces particularités se voient sûrement. Ce site semble le dernier recours pour une rencontre rapide afin de me sortir de la torpeur de ma solitude infinie et de cet ennui qui me fait comprendre qu’il faut que j’entreprenne une action.
Fabien est arrivé dans ma vie comme un cheveu sur la soupe. Il m’a attirée par sa taille, uniquement sa taille. Je souhaitais rencontrer un homme grand, de plus d’un mètre quatre-vingt-dix. Il ferait l’affaire afin de remplacer l’homme avec qui j’avais vécu plus de quatre ans et qui mesurait sa taille. Fabien a été un cadeau de la vie, non seulement il était grand, mais aussi policier national. Tout pour me sentir en sécurité, pensant honnêtement qu’il saurait me protéger contre toutes mes peurs, toute agression extérieure. Nous avons décidé de vivre ensemble rapidement, chez moi. C’était le meilleur moyen pour nous voir tous les jours sans avoir à nous préoccuper de savoir qui allait dormir chez qui, à quelle heure, en quelle compagnie… Par paresse, et parce que les préoccupations quotidiennes liées au travail, aux tâches ménagères, à nos enfants respectifs prenaient le dessus, nous n’avons pas trouvé de solution plus efficace pour continuer cette relation fougueuse, très sexualisée. Tellement sexualisée que Fabien me désirait tous les soirs au point de me harceler quand je le refusais, par simple fatigue. Au début, j’acceptais, et plus les jours et les semaines passaient, plus j’avais l’impression de m’être enfermée dans une relation inconvenante. J’essayais de lui livrer mon désarroi de la plus vilaine des manières. Je le poussais à faire le ménage, la cuisine en attendant que je revienne du travail en échange de ses demandes infinies du soir. Inconsciemment, nous nous sommes embourbés dans une incompréhension mutuelle intense. Je commençais à lui en vouloir de me toucher toujours de la même manière, avec insistance, avec brutalité parce qu’il ne prenait même plus la peine de passer par les préliminaires.
Nous avons fini par décider de faire chambre à part pour enfin nous séparer sous la violence des mots, des gestes, du malentendu lié à la perception différente de la sexualité, qui nous avait pourtant réunis. Je ne pouvais pas accepter qu’il ne m’écoute pas, qu’il n’écoute que ses propres pulsions en me prenant pour un objet de désir. Sa virilité en a pris un grand coup. Il me disait que se masturber alors qu’il était en couple était un échec. Il a fini par me menacer d’aller voir ailleurs. Frustré par mes refus, il se demandait si je l’aimais encore, s’il était encore attirant. Là n’était pas la question, la réponse demeurait dans cette difficulté de communication entre nous. Nous disions les mêmes mots, mais que nous ne définissions pas de la même manière. Il est devenu méprisant. J’ai fini par le détester.
Je m’appelle Élodie et j’ai trente-six ans. Je suis en couple depuis plus de dix ans avec un homme de trente ans. Nous avons une petite fille de sept ans. Lorsque j’ai rencontré Auguste lors d’un festival de musique, je me suis dit qu’il était temps d’envisager de fonder une famille. Je l’attire dans mes filets, avec toute la hardiesse inconsciente dont la femme que je suis fait preuve afin d’atteindre son but. Le sexe, il voulait du sexe, avec moi, il en aurait, en tout cas au tout début. Âgé d’à peine vingt ans, Auguste vivait encore chez sa mère et était en plein bac professionnel boulangerie. Il ambitionnait d’ouvrir sa propre affaire. Je l’ai trouvé si beau, si gentil et si plein d’énergie ! Non seulement j’ai vu en lui le futur père de mon enfant, mais aussi l’homme le plus obéissant du monde. Obéissant dans le sens à l’écoute, introverti, ne prévoyant aucune autre femme que moi dans son sillage. L’homme parfait, si proche de l’image que j’avais gardée de mon père. Alors que je méprisais la manière dont maman se comportait avec lui, je ne pouvais penser qu’à l’éventualité de faire une grosse partie de ma vie avec un homme qui lui ressemble.
Je me suis sentie si femme que j’ai déployé tous mes atouts infinis de féminité, de sensualité, de félinité. Avec Auguste, nous sommes devenus les meilleurs amants du monde. Tous les jours, matin et soir, nous faisions l’amour. Il ne se demandait pas si je prenais la pilule ou un contraceptif particulier, si j’avais fait des analyses sanguines afin de vérifier que je n’étais pas porteuse d’une maladie sexuellement transmissible. Moi, par contre, j’ai exigé de lui une visite chez le médecin, une prise de sang au laboratoire d’analyses du coin. Il s’est laissé guider. Il savait que c’était pour notre bien, ma sécurité psychologique. Il ne m’a posé aucune question sur mon passé. Ça m’arrangeait grandement.
Rapidement enceinte, dès le troisième mois de notre relation, il n’a pas paru surpris. Moi, par contre, j’ai pris peur, parce que, même si je prévoyais cette éventualité depuis le départ, je ne me suis pas sentie prête à être maman ni à anticiper un avenir rempli uniquement de la présence d’Auguste et de cet enfant. Je me suis sentie piégée, précipitée dans une prison affective. Je me suis posée quelques minutes, quelques heures, regardant ce test de maternité avec l’incertitude de pouvoir être à la hauteur. Des peurs ont pris le dessus. Nos relations sexuelles se sont estompées. Auguste ne comprenait pas. Malgré tout, il ne posait aucune question. Plus il venait vers moi, moins j’avais envie de lui. Je ne le désirais plus. J’avais eu ce que je voulais, j’étais enceinte. Le prévoir est une chose, le vivre en est une autre. J’ai perçu la vie tellement différemment que je me suis sentie douter. J’ai douté de sa capacité à être un bon père, de ma capacité à être une bonne compagne. Tout d’un coup, l’image de ma mère vociférant m’est venue en tête. Je n’allais pas devenir comme elle ! Certainement pas ! Pourtant, j’en prenais le chemin. J’ai donc tenté d’être plus douce, de vivre cette grossesse dans les meilleures conditions, acceptant toute l’aide d’Auguste pour m’accompagner aux rendez-vous médicaux. Je me suis décidée à vivre cela de façon plus agréable, même si j’ai fini par le voir comme un gamin sans virilité. Cette lumière qui avait été provoquée par mes impulsions et mes anticipations s’est éteinte non seulement dans mon regard, mais également dans les gestes d’Auguste. Nous sommes devenus des partenaires, de futurs parents, d’anciens amants en seulement quelques mois. Je savais pertinemment que c’est moi qui avais provoqué cette situation. Je nous ai condamnés à élever un enfant et à vivre ensemble à perpétuité. Hors de question d’envisager une séparation, nous devions rester à deux pour cet enfant. J’ai très mal vécu ma grossesse. Pas assez préparée psychologiquement, physiquement à recevoir ce petit bout.
J’ai vu un film assez fascinant sur la vie d’un homme docteur en psychologie dans les années trente, aux États-Unis d’Amérique. William Moulton Marston, inventeur du détecteur de mensonges et de l’héroïne Wonder Woman. Sa vie me surprend infiniment. Entouré de deux femmes, de deux amours, l’une brune, forte, intense, dominante, brillante, pleine d’humour et baiseuse hors pair, et l’autre blonde, au cœur pur, étudiante, il s’évertue à cacher ces deux liaisons. Il s’entoure de plusieurs enfants tout en continuant à écrire et imaginer des personnages. Wonder woman est cette femme forte et héroïne à la fois, dans son désir d’attraper les criminels avec son lasso de vérité, incarnant également une marque de domination sexuelle de cette pratique qu’est le bondage.
La réalisatrice, Angela Robinson, s’est régalée en mettant en scène les trois acteurs et leur bonheur, leurs déboires, leur union, leurs séparations, leurs confrontations à la réalité et au jugement social, les contraintes du regard des autres et des conventions, posant au premier abord que la normalité n’existe pas. Elle use d’une grande liberté fantasmagorique basée sur une histoire vraie, avec des acteurs magnifiques et savoureux, des points de vue, dans tous les sens du terme, si empreints de réalité.
Pour qui se prennent certaines personnes pour juger les autres, dès lors que la famille sort des clous d’une famille traditionnelle, classique : une femme, un homme, des enfants ? C’est l’une des questions que pose ce film. Où se situe la normalité ? Se conformer aux lois est une chose, se plier aux attentes et validations sociales en est une autre. La liberté sexuelle se pose comme un fondement à ce triolisme détonant, plus encore, un amour infini indescriptible ou plutôt simplifié par les rôles définis pour chacun des personnages. Le désir sexuel, le sentiment amoureux sont si intimement liés qu’il est impossible pour la spectatrice que je suis de porter un quelconque jugement sur ce que fut la vie de cet homme, sa relation à ces deux femmes, l’affection incommensurable de femme à femme, l’attachement aux dogmes éducationnels des enfants. Deux mamans, un papa, et tout se passe au mieux, selon cet angle. Infiniment curieuse de savoir comment leurs enfants ont vécu cette passion humaine.
Il n’en reste pas moins que les valeurs morales insufflées par les parents en prennent un coup. La rencontre avec les autres déforme, incite à faire tomber des barrières, à étendre les limites des croyances liées au couple, à la famille, à la vie amoureuse. Souvent, il est possible d’entendre l’autre dire : « Jamais je ne te tromperai, je te quitterai avant que ça se produise. » Nous oublions fréquemment que nous sommes des êtres humains, doués et remplis d’émotions infinies, définissant ainsi notre inconstance. Les promesses, les engagements, les désirs de stabilité prennent le pas sur les impulsions, les frustrations possibles, en tout cas, au tout début d’une relation passionnelle. Le temps, les autres, les situations, les expériences de vie infinies s’immiscent et testent sans pitié les plus vulnérables, les plus empreints d’une insécurité affective qui date de la petite enfance.
Je m’appelle Trévor, j’ai quatorze ans. Je vis dans un village de moins de trois mille habitants. Mon père m’a offert une mobylette pour mes treize ans. Il avait à cœur de me voir prendre des initiatives et devenir autonome. Moins à ses basques pour me rendre au rugby, moins dans les jupons de maman les mercredis après-midi. Il avait hâte de retrouver la femme qu’est maman pour revivre des siestes crapuleuses. Les enfants, c’est bien, mais il faut s’en occuper. Trois enfants, c’est pire, il faut se sacrifier ! En tant qu’homme dans la pleine force de l’âge, papa ne voulait pas se soumettre au quotidien, aux tâches ingrates ! Papa aime faire l’amour à maman, et à aucune autre femme, enfin, je crois ! Il est sûr de pouvoir prendre son pied, de ne pas avoir de maladies sexuellement transmissibles, il est si confiant qu’il ne se pose pas de questions. Maman est plus craintive de reprendre une vie amoureuse et sexuelle avec mon père. Après mon petit frère, elle s’est fait plaisir en le chouchoutant, le gardant auprès d’elle, barrière ultime aux assauts de papa.
Second d’une famille de trois garçons, je fais office de pivot. Je sers maman au mieux, réponds présent pour papa pour des petits services ménagers, mécaniques. Je leur dois bien ça ! En tout cas, c’est ce que j’entends souvent à la maison : « Après tout ce qu’on a fait pour vous ! » J’ai pris cette expression au pied de la lettre. Je pense que je les aime, que je déteste mon frère aîné et que j’adore le plus jeune. J’aime surtout ma voisine. Une trentaine d’années peut-être, elle vit chez sa mère. Je ne l’ai jamais vue avec un homme. Peut-être se réserve-t-elle pour moi ? On ne sait jamais. Lorsque je la croise, elle me sourit, d’un sourire large et avenant, montrant l’ensemble de ses dents très blanches et très bien rangées. Elle se plaît à me faire un coucou de la main droite et à me lancer « Hé, bonjour Trévor ! » Je n’ai jamais su quoi lui répondre, intimidé, préoccupé par l’envie de la baiser. Baiser comme dans ces films érotiques qui passent sur la sixième chaîne le dimanche soir tard. Ryan m’a fait découvrir cette émission. Un lundi matin, je l’ai vu plus fatigué que d’habitude. En classe de CM2 tous les deux, il nous révélait qu’il avait dormi à une heure et demie du matin. Il s’amusait à nous donner tous les détails sexuels, sensuels, des nichons et des gémissements provoqués par le mec. Il insistait sur les nichons. Dès lors, je me suis attelé à répondre présent à cette émission. Des années durant, des images m’ont poursuivi, celles de cette actrice mélangées aux miennes en train de prendre ma voisine par-derrière, l’embrassant dans le cou et ne sachant pas exactement comment procéder pour qu’elle crie à son tour. Je supposais que c’était très bon, en érection, touchant mon sexe de petit garçon.
Et puis, tout s’est accéléré en sixième, en cinquième avec les cours sur les règles, sur les spermatozoïdes en sciences de la vie et de la terre. Je cherchais des informations sur internet. Des vidéos très explicites, plus hard que celles perçues en primaire. Je visionnais ces films tout seul, discutant et rigolant avec Ryan et Tom de ces scènes de fous. La manière dont les hommes utilisaient ces femmes pour exploser de plaisir. C’est donc comme ça que papa faisait avec maman ? Je comprenais mieux qu’il veuille une autonomie précoce ! Les vidéos, c’est bien, mais je n’avais à ma portée aucune autre matière que mon sexe.
Un jour, passant devant le linge étendu de ma voisine, une impulsion s’est emparée de moi. De ma mobylette, j’ai arraché l’une de ses culottes, la déchirant tellement elle était accrochée sur le fil avec la pince. Je me suis vu et ressenti le faire, sans hésitation, mais avec une honte entendue lorsque je me suis aperçu, revenu chez moi, dans ma chambre, que cette culotte appartenait à sa mère, presque obèse et vieille d’une soixantaine d’années. La gêne, l’espoir que personne ne m’ait vu se sont emparés de moi. Il fallait dans la seconde me débarrasser de cette preuve de désinvolture extrême et infinie. Je l’ai brûlée avec la même précipitation et la même adrénaline que lors de son arrachage. Je me suis trouvé si bête et stupide que cet événement est resté secret ! Personne ne doit savoir, personne !
Mon héros d’aujourd’hui, c’est mon ostéopathe. C’est le mien, oui ! Il s’appelle Alain et il est d’une gentillesse incommensurable ! Il y a quatre semaines, j’ai été submergée par une émotion très lourde : la solitude. Mon meilleur ami a décidé de chercher l’amour de sa vie. Il m’a laissée seule avec un vide immense. Avant de sortir du travail, qui m’a envahie d’un stress venu d’ailleurs, je me suis relâchée, en mode automatique. J’ai soulevé un fauteuil et mon dos a crié une douloureuse et dangereuse cassure que je n’ai évidemment pas prise au sérieux. Je suis sportive, je fais du sport une heure par jour, je mange sain, je suis dynamique, je suis curieuse et surtout très solide. C’est ce que je pensais jusqu’à ce que je ne puisse plus m’asseoir sur mon canapé avec aisance. J’ai eu mal et j’ai persisté à demeurer comme une plante face à la télévision pour tenter d’oublier tout ce marasme émotionnel. Au lit, un antalgique et une bonne nuit de sommeil, et tout serait réglé. Ça s’est réglé ! Le lendemain, je pouvais me lever comme à vingt ans, avec la possibilité infinie de ne rien faire de la journée. Dimanche, j’ai envisagé d’user ma liberté à me laisser porter par les heures. Après tout, j’étais en droit de continuer à ne rien faire. Aucun témoin de ce que je ne fais pas. Mon corps se soulage de cette inactivité. Je décide alors de continuer à faire doublement du sport afin d’évader mon esprit dans la nature. Deux heures de vélo et deux heures de marche ! Tout pour bien réveiller mon dos vers un traumatisme entamé ! J’ai pensé avec bêtise que faire de l’exercice à outrance allait éliminer toutes mes souffrances. Pendant la pratique sportive, c’était le cas, après, ça l’était beaucoup moins.
Je ne comprenais pas. Je savais d’où venait ce mal-être et j’avais décidé de le garder pour moi, de le minimiser, de lâcher prise sur mon amitié sincère en rompant la relation. Mais j’ai plutôt provoqué la rupture de mon corps, l’inclination volontaire et obsessionnelle de mon dos ! Dans une seconde étape, j’étais déterminée à le résoudre toute seule comme une grande, par l’écriture… Rien n’a marché dans le sens d’une guérison. Il a fallu que je me rende à l’évidence, je devais en parler à la personne concernée, que je lui avoue à quel point je tenais à elle et qu’elle me manquait terriblement. Dans une troisième étape, mon meilleur ami m’a persuadée d’aller trouver un ostéopathe. C’était la troisième semaine d’une souffrance qui m’a fait me pencher en avant et à gauche ! La catastrophe ! J’avais des a priori sur les ostéos, ces manipulateurs qui font craquer les os des vertèbres et qui se frottent les mains de l’apparition d’un symptôme plus grave.
Ça y est, j’y suis ! Je me laisse faire ! C’est lui le spécialiste ! Qu’il fasse ce qu’il veut de mon corps, tant qu’il me dégage de cette agonie ! Il est jeune, prêt à en découdre avec ce syndrome complexe. Les termes techniques abondent, les éléments se précisent, il me demande d’inspirer, d’expirer et craque ! Il me tord à droite, à gauche et craque à nouveau ! Je crie non pas de douleur mais d’effroi ! Il pose ses doigts sur ces zones telles que le psoas et le grand fessier, aïe, il me fait mal, mais il a vraiment l’air de connaître son boulot ! Ses gestes sont sûrs et en plus, il tient compte sans conteste de mon avis, de mes émotions et de mes peurs ! Trop bien ! Mieux qu’un psy, j’ai trouvé ! J’ai pu pleurer, en plus, il a su me dire que c’était normal, parce que ce qui me bloquait était véritablement émotionnel !
Aujourd’hui, mon héros, c’est mon ostéo ! Dès sa première intervention, le calvaire a pris fin. Je marche au mieux, je suis obligée de continuer à travailler, mais je sais que mon état s’améliore. Une seconde visite et des conseils pour m’étirer m’ont évité de prendre des tonnes d’antalgiques et d’anti-inflammatoires !
Mon corps a dit stop, je devais ralentir et me poser les bonnes réponses… non, non, plus de questions ! Que des réponses infinies et des inspirations qui me correspondent ! Et j’accepte mon meilleur ami tel qu’il est, j’accepte qu’il puisse se pencher sur une autre que moi ! À bat la jalousie, à mort la possessivité ! Dehors les tendances abandonniques… Je vis au jour le jour et je fais confiance à notre amitié, à la vie !
Je viens de voir un film que l’on nomme d’action et fantastique américain : Captain Marvel. J’avoue que ce n’est pas mon genre habituel de film. J’ai pu visionner des Harry Potter pour coller au souhait d’une amie, ma chère amie, regarder tout Harry Potter en une après-midi avec un cher amour, me retrouver face au grand écran pour un Captain America : Civil War avec une bande de copains, découvrir Avatar avec mes chers neveux, m’inonder du monde insoluble d’Aquaman avec mon meilleur ami. Et tous ces films n’ont présenté que des héros masculins.
Je fonce seule dans les salles obscures dès que je sais qu’une femme prend la place principale du héros, un peu comme Wonder Woman. J’ai adoré ce film, moins ce que le scénario montre comme une faiblesse : la théorisation et non l’expérimentation du sexe, nous découvrons donc une héroïne hyper magnifiée vierge et ignorante du sentiment d’amour pour la gent masculine. Pourquoi pas, ça n’enlève rien à la splendeur des images.
Vers (prononcez Verse), dite Carole, dans Captain Marvel, n’a plus toute sa tête ! Amnésique, des flashs de son passé habillent son sommeil. Elle est dirigée par un mentor bel homme plus âgé qui lui demande de contrôler ses émotions et qui, dit-il et réclame-t-il à deux reprises, veut tirer la meilleure version d’elle-même ! Ah, voilà encore une héroïne qui se fait mener par les sentiments par un homme qui veut faire d’elle une combattante hors pair. C’est rigolo parce que lors de mon branding, un mot bien anglais pour signifier mon image de marque, cette idée d’accéder à la meilleure version de soi-même m’a été proposée avec vigueur par Riad Kacim, coach digital. J’ai beaucoup aimé. Et au et à mesure, je vois, j’entends cette expression utilisée par une publicité et déployée tous azimuts par les journalistes, les magazines. Ça détend, ça rassure, je suis dans l’air du temps. Ouf ! Merci Riad ! C’est bon d’être accompagnée par des jeunes, et tout particulièrement une jeunesse qui sait ce qu’elle veut et met tout en œuvre pour l’obtenir ! Voilà, je voulais parler du film et je rends hommage à Riad. Les associations d’idées fonctionnent plein pot chez moi !
Tout ça pour prendre conscience que d’infinies étoiles s’alignent pour créer un univers bien à moi, et à Riad ! Vous savez que je ne l’ai jamais vu en vrai ? Vous savez que nous avons pour mission de nous rencontrer avant la date anniversaire de notre premier contact ? Il me semble que c’est fin juillet. Comment va se dérouler cette rencontre ? J’en souris. Il y a encore quelques années, je n’aurais jamais imaginé travailler avec une personne inconnue, et maintenant, je découvre que ce qui prime, c’est la personne compétente, de talent et qui plus est bienveillante. C’est chouette de travailler dans ces conditions. J’espère que cet article nous portera chance, cher Riad, j’espère qu’il nous conduira vers d’infinies possibilités encore plus vastes que ce qu’on n’a pas encore osé imaginer.
Riad, tu es celui qui me révèle, qui ouvre les portes à des univers que je n’aurais jamais pensé exploiter. Merci pour ça ! Et qu’Anna Boden et Ryan Fleck, les deux réalisateurs de Captain Marvel, tiennent bon, nous les rejoignons, prêts à dépasser toutes créations coûteuses !
Et vous, avec qui vous associez-vous pour valider vos plus belles aspirations ?
Voilà un film magnifique qui soulève des sujets sociaux en Inde et sur les femmes. L’homosexualité, la place des femmes dans le monde du travail, des affaires, de la chanson, de la photographie, de l’art, du cinéma, et dans la culture indienne. Des thématiques telles que le métissage, le mariage, le rôle de mère, le viol, le suicide, le meurtre, l’amitié, les rivalités liées aux aspirations de chacune. Des émotions telles que la colère, la joie, la haine, l’injustice, la solidarité et bien évidemment l’amour sous toutes ses formes s’inscrivent avec brio dans ce tournage sans fautes.
Les visages, les mains, les lèvres, les cheveux, les lumières, les ombres, les prises de vue découvrent avec intelligence chacune des protagonistes, chaque situation, chaque événement. Le message d’espoir, la recherche du sens de la vie, à savoir comment la remplir pour qu’elle soit plus que satisfaisante, pour se sentir heureux. Cela implique de la difficulté, des épreuves afin de déjouer des lois qui ne ressemblent en aucun cas au profil de ces femmes. Elles sont sublimées, le scénario tient en haleine, on ne s’ennuie jamais.
Tellement de choses dans ce film me fascinent. Des mots tels que « c’est prodigieux, c’est extraordinaire… trop fort… qu’est-ce que j’aimerais réaliser un film de cette hauteur ! » Juste pour dire que j’ai adoré du début jusqu’à la fin, au point de penser pouvoir sentir chacune des odeurs de chaque scène, transportée par les musiques et les sons métissés, mixés avec une harmonie infinie.
Je suis heureuse de cet hommage fait aux femmes. Merci à Pan Nalin pour ce moment magique et somptueux. Les actrices sont choisies avec génie. Quel talent fou ! Comment n’ai-je pas eu accès à ce bijou plus tôt ? Je vous le recommande vivement. C’est une belle inspiration qui m’amène à penser que les émotions infinies qui nous animent sont la clé de tout partage.
D’ailleurs, cela m’inspire d’autant plus que ce film symbolise cet ancrage qui fait sens en moi, qui est que chacun d’entre nous peut vivre ses rêves, que tout est possible parce que nous sommes habités par des ressources infinies. Qui que vous soyez, quelle que soit la voie choisie, la réussite peut être au rendez-vous. Il suffit que vous le vouliez, il s’agit que vous l’actionniez, que l’audace soit une évidence, que les décisions soient prises. L’unique risque, c’est le succès.
Et vous, avez-vous un rêve ? Un film vous inspire-t-il au point de ressentir en vous cette énergie et ce sentiment qui vous emballent et vous signifient qu’il est temps, que c’est votre tour ?
Je m’appelle Alexia. Je suis juste épuisée de rencontrer des hommes dépendants affectivement de leur mère, de leur ex, de leur enfant, et inaptes à prendre soin de moi, de leur relation amoureuse et intime. Je n’ai même plus envie d’en rigoler, parce qu’aujourd’hui, j’ai trente-sept ans.
De quoi ai-je envie, en fait ? D’un homme respectueux et courtois, amoureux, disponible à 200 % pour moi et mes préoccupations, présent quand je le souhaite et quand j’en ai le désir. Un homme sain de corps et d’esprit, pour que je n’aie pas à aller faire des analyses sanguines tous les mois, craignant d’attraper n’importe quelle maladie ou bactérie sexuellement transmissibles, pour que je n’aie pas à les assister psychologiquement comme leur mère le ferait.
Est-ce que cela existe ? Juste cela ?
Bien évidemment, je souhaite être en compagnie d’un homme ambitieux et intéressant, intelligent par-dessus tout, indépendant financièrement, autonome affectivement, ouvert aux jeux sexuels, sans tabou, me susurrant sans cesse que je suis la plus belle, que je suis la meilleure, mon prénom avec toute la tendresse et la fougue que nos relations sexuelles pourraient inspirer.
Et j’entends encore Hugo me dire et me demander avec tout l’étonnement inscrit sur son visage et dans le ton de sa voix : « Comment se fait-il que tu sois célibataire ? Toi, belle et intelligente ? » Il y a quelques jours encore, alors que nous mangions ensemble au restaurant, il ne cessait de me le répéter alors que nous étions censés être ensemble. Après tous ses désirs d’enfant avec moi, de vivre ensemble, de me rendre dépendante de lui financièrement pour m’occuper du bébé, et de m’installer sur un nouveau lieu professionnel. Et tout ça, dit aux creux de mon oreille gauche, blottie dans ses bras, le long des jolis quais à Bordeaux, assis sur les marches, je me sentais bien, aimée, attendrie et amadouée par ses mots et ses propositions. Je me sentais enfin en sécurité affective. Pour peu de temps, puisque très vite, j’ai attendu des preuves d’engagement et d’implication dans notre relation. Cependant, tout l’effet contraire s’est produit. Il est devenu de plus en plus absent, plongé dans ses déboires professionnels et incapable de disponibilité émotionnelle, intellectuelle quant à un avenir proche ensemble.
C’est lourd et difficile de passer d’une sensation agréable et harmonieuse à un vrai chaos en quelques jours, en quelques minutes. Il s’est éloigné, il n’est plus, effacé dans l’espace et le temps. Et je me retrouve à nouveau toute seule, à nouveau sans étreinte, sans sexe, sans tendresse, et sans regard doux et admiratif sur moi. Je me sens si malheureuse et si rien, emplie de douleurs et d’infinies interrogations sur ce que je suis en vrai, sur ce qui peut autant me pousser à repousser les hommes ; des hommes que je ne vois qu’au travers de leurs incompétences et de leurs incapacités, pire, au travers de leurs inaptitudes. Je suis abasourdie par une telle absence d’estime en la condition masculine.
En ça, toute mon histoire personnelle refait surface. L’image de mon père, de ces hommes convoités par ma mère, et qui me semblent si creux et vides de sens. Ces hommes avec qui elle a osé enfanter, procréer, avec qui elle a passé un bout de sa vie, qui eux aussi étaient absents déjà à l’époque et sont absents aujourd’hui parce que décédés ou préoccupés par d’autres personnes, par leur vie quotidienne. Toutes ces histoires s’encrassent en moi, et je ne trouve plus de place pour un homme honnête et généreux. Un homme capable de répondre à mes envies, mes désirs et mes souhaits, qui me semblent tellement simples et évidents. Je ne comprends même pas qu’autant d’espace autour moi puisse rester aussi vide.
Voilà, après la lourdeur des ressentiments et des douleurs affectives, voilà que le vide pointe son nez. Un vide immense et incomblable, inévitable. Attendre d’être prise au sérieux comme je l’ai écrit à Hugo, de pouvoir être comprise et aimée pour ce que je suis et souhaite véritablement.
Et la seule pensée qui réside au fond de moi, et surtout la pulsion la plus irrépressible est de joindre à nouveau Hugo et de tenter à nouveau de lui faire comprendre mes conditions et qu’il les accepte et revienne vers moi. Ultime condition à mon admiration certaine pour lui. Mais je sais pertinemment que je ne peux pas forcer les choses, et tant qu’il se trouve bien dans ses conditions de vie à lui, quel que soit ce que je suis et aussi belle et intelligente que je sois, il ne bougera pas d’un poil. Je sais au fond que c’est impossible parce que cela ne dépend pas de moi. L’impuissance et la frustration m’habitent alors et ne me permettent pas d’être tranquille et lucide face aux événements.
Alors, que devrais-je faire d’après vous, face à ces émotions difficiles, face à mes infinies tristesses, comment puis-je retrouver la force de réveiller en moi des espoirs infinis de confiance en la gent masculine ?
Je m’appelle Noa, j’ai dix-huit ans, et je me suis amusé à passer au crible toutes les lettres de l’alphabet afin d’en sortir tous les bons moments passés dans ma vie. Ma psy me l’avait conseillé. Sur le moment, je l’ai trouvée bête, je me sentais si mal dans ma peau, dans mes relations avec les autres, dans l’idée d’être devenu un enfant de parents divorcés et d’entendre ma mère faire la liste de tous mes défauts et de toutes les maladies que je risque d’attraper afin de garder le lien avec mon père. Je la déteste pour ça. J’ai appris à lui laisser à elle ses mots, ses projections à force de conviction, de reconditionnement, de reprogrammation. Je me suis révélé à moi-même capable d’être heureux, d’agir pour moi tout en rendant service à mes plus chers amis. En cela, je me suis décidé à commencer cette liste et à la lire tous les jours, le matin au lever et le soir en me couchant. Les lettres qui retiennent le plus mon attention sont celles de mon prénom, plein d’émotion :
N comme nuit, noir, noix, nénuphar, noces. La nuit porte conseil, la nuit noire me rassure et me repose. Lorsque je ferme les yeux c’est soit parce que je suis épuisé, soit parce que j’ai décidé de songer à une possible image ou des images sympathiques de mon enfance, soit parce que je désire me soulager d’un lendemain fabuleux en me laissant progressivement aller dans les bras de Morphée.
O comme opulence, Occident, orgasme, original, ondes, ourlets, oisiveté. L’opulence est ce à quoi je pense lorsque je m’imagine dans les jours ou les semaines ou les mois à venir en train de réussir. Réussir à obtenir ce baccalauréat scientifique à courir à un rythme régulier autour de cette piste d’athlétisme pendant trente minutes afin d’obtenir la meilleure note de la classe, réussir à accéder à la meilleure version de moi-même, qui est ce petit garçon rempli d’allant et d’amour pour son père, pendant leurs escapades sur le bassin d’Arcachon en bateau, entre hommes, la pêche, les vagues, le ciel, la dune du Pilat, nos sourires, nos envies d’être ensemble, le plaisir d’être reconnu comme un enfant aimable et appréciable, sans condition.
A comme amours, architecte, amis. Architecte de ma vie, architecte de mes amours, en particulier avec mon père et celle que j’imagine m’accompagner. Elle ressemblera à Manon, mon amour de CP, cette petite fille pleine de grâce et gentille, surtout très gentille. Je veux devenir architecte pour pouvoir manier le graphisme de l’existence, afin de me mettre à l’abri de toute construction imaginée. Mes amis resteront mes amis, et je me souviens de tous ces bons moments de complicité, de rires aussi, de déconnades, de moments ridicules qui marquent les esprits. La légèreté des rencontres, des mots échangés, des sourires, des émotions transmises.
Je suis heureux de me donner le pouvoir infini de retrouver des aspirations, des temps vécus, des personnes entrées dans ma vie pour mon bien. Je ne réalisais pas que je pouvais être rempli de vibrations et d’émotions positives. C’est un phénomène incroyable de rentrer en soi et d’y voir tous les trésors de vie qui permettent de se sentir plein d’un potentiel sans bornes. Plus de limites ! Qu’une immensité sans fin ! Une ouverture vers mes vastes aptitudes !
J’imagine que tu as présenté Faustine à tes parents. Ça semblait imminent bien que tu m’aies dit prendre le temps avec elle. Tes habitudes ont dû prendre le dessus. Parce qu’à part rendre visite à tes parents le week-end, tu dors, tu ne fais rien d’autre.
J’imagine que ça s’est passé comme il faut. Tu lui as laissé prendre ma place à tes côtés et tu lui as tenu la main ou tu lui as touché le dos. Tu as joué ton rôle d’enfant pourri gâté, et tu as sorti ta science sur un phénomène physique ou sur les attentats ou sur la dernière technologie en essayant de soumettre une idée de cadeau à ta mère en particulier.
J’imagine que ton fils s’est tenu à peu près comme il faut, qu’il a tenté de parler de sa mère, qu’il s’est agité pour se faire remarquer.
J’imagine ton père très gentil et avenant avec Faustine et ta mère la questionnant sur sa famille et son métier.
J’imagine et j’ai mal.
Ma sœur et mon beau-frère m’ont dit, lors de leur dernière visite, qu’ils t’ont vu plus heureux au retour de ton escapade avec tes amis. En effet, tu ne m’avais pas informée, comme d’habitude. Nous t’attendions. Tu es revenu bien longtemps après. Ils étaient outrés de cette absence de communication et du changement d’humeur démontré. Tu semblais très heureux, plus heureux là que toute l’après-midi passée avec nous. Ça les a choqués. Ils étaient interloqués. Et tout cela, c’était avant Paris. Ils ont vu la façon dont tu me considérais. J’étais absente à ton regard. Tu ne m’as même pas fait de bisou, tu es parti et puis c’est tout.
J’ai su peu de temps auparavant, par toi, que la mère de ton fils était « ton coup de cœur ». Et tu ne m’en as pas dit plus. Et je me suis comparée à elle très vite. Le sentiment que tu éprouvais pour moi était sans commune mesure. Ça faisait des mois et des mois que tu ne m’approchais pas, que tu ne me touchais pas, que tu ne me disais pas que tu m’aimais. Mars, avril et mai ont été très critiques. Les mois précédents ont été plus que lourds. Un peu camouflés par ta proposition de partir en voyage loin d’ici.
« Ça, c’est ton problème », me balances-tu concernant « l’étape du deuil ». Le sourire en coin et le regard vide, tu me dis : « À quelle étape es-tu du deuil ? » Pas si bien dit, bien sûr, parce que tu bafouilles et que tu parles dans ta barbe. Et je te reprends : « Le deuil ? » Et tu ajoutes : « La tristesse ? » Et je finis par renchérir : « Plus que ça, la tristesse, le chagrin, la peine, la souffrance, la douleur » tout en me remettant à pleurer, ressentant le peu d’égard porté sur moi. Tu me diras, j’ai l’habitude. Ensemble ou pas, tu étais grinçant. « Le problème est social avec Faustine, elle n’a qu’un contrat aidé, elle ne travaille que 20 h/semaine pour 600 €/mois ». Et tu as enchaîné : « On se débrouillera », incliné, les yeux rivés au sol, grimaçant. Je n’ai rien trouvé à te dire : « Mais je pensais qu’elle était en pleine reconversion ». J’aurais dû te rendre la monnaie de ta pièce et te rétorquer : « C’est ton problème ». Même là, j’aurais aimé te venir en aide.
Et c’est à ce moment précis que je me suis aperçue que j’avais encore des ressources en moi, et que c’est moi que je devais absolument aider, cajoler, comprendre et accepter avec bienveillance afin d’explorer mes capacités infinies. En fait, je te remercie d’être parti, tu laisses place à mes aspirations les plus profondes et je peux enfin me réaliser. Tu m’apprends que je mérite bien mieux, que je peux prétendre au meilleur, à la meilleure version de moi-même, tout particulièrement sans toi, et avec l’homme avec qui je peux rêver de me construire et de faire ma vie, de finir ma chienne de vie.
La rupture fait mal, savoir qu’une autre femme me remplace aussi tôt me déchire le cœur. Je finis par te laisser la responsabilité de tes actes. Et c’est mieux que bien !
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